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 As I whisper in your ear. (scar)

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. ✦ ⊹ Mar 10 Oct - 14:22 ⊹ ✦ .
il est tard. bien trop tard pour que tu sois encore enfermé en réunion. t'as les allures d'un grand, mais le mental d'un adolescent privé de sortie, affalé dans le fauteuil en cuir, tu observes avec attention ta mère et bois ses paroles comme à ton habitude. il est rare qu'elle mette les pieds au wonderland, mais aujourd'hui elle n'avait pas envie de déléguer. c'est d'une main de fer qu'elle vient resserrer les vis des sous-fifres. tu es à pour le principe, parce que tu es l'aîné et qu'un jour tout l'empire pourrait être à toi. ta mère fait les comptes, se demande pourquoi le chiffre de cette semaine est si bas, pourquoi des plaintes ne cesse de tomber à l'égard de certains employés et surtout, quelle est la raison qui les pousse tous à se droguer durant le service comme si vos cachets miraculeux n'étaient que de vulgaires bonbons de basse consommation. ses questions son rhétoriques, madame Capulet n'attend jamais de réponse, ce sont les actions qu'elle désire. il est minuit quand elle les congédie un par un, tu es le dernier et son regard d'acier ne s'adoucie pas. tu me raccompagnes. un ordre que tu suis à la lettre, jamais elle ne s’aventurerait jusqu'à la sortie du club toute seule. la clientèle s'écarte sur son passage, et tu marches à ses côtés, vos chaussures hors de prix claquant à l'unisson sur le sol lustré. t'as les mâchoires serrées quand tu la laisses aux bons soins de l'un de ses gardes du corps, et tu tournes les talons sans un au revoir. ce soir tu seras clients plus que patron. ce soir tu boiras à l’œil, tu snifferas quelques traces et pourquoi pas gober quelques pilules. une. t'as les déjà rougis, et c'est le troisième verre que tu t'enfiles. la musique frappe fort dans tes oreilles, jusque dans ta cage thoracique et t'as un sourire victorieux sur les lèvres. t'es entouré de femmes, des êtres venus  jusqu'à toi pour profiter de la gloire d'un Capulet, profiter de l'argent que tu balances au grès de tes envies. une bouteille, la plus chère. une autre, toujours plus chère. y'a de la drogue étalé sur la table en verre, tu les regardes toutes s'affairer autour comme des chiennes autour d'un os à moitié rongé. t'en ricanes. la drogue et l'argent seraient donc le synonyme d'un pouvoir absolu. t'as des allures de prince du pétrole avec ta chemise blanche entrouverte, laissant apparaître une chaîne en or -héritage d'un grand père peu connu- manche remontées et cheveux blond en bataille. tes yeux bleus détaillent l'espace autour de toi, tu cherches le contact visuel, c'est comme ça qu'elles se sont toutes retrouvés autour de cette table. mais maintenant, elles ne t’intéressent plus. ce ne sont que des poupées chiffonnées. souillées bien trop de fois. mais il y en a une, là. juste là, à quelques mètres. occupée avec un type, un mec bas de gamme comme tu aimes les appeler. scarlett, tu n'y as jamais goutté. parce que ruby est toujours dans les parages, parce que ruby déteste quand tu poses tes sales pattes sur les femmes qui l'entourent. mais ce soir ton cerveau est embrumé, et ce soir ruby n'est pas là. alors tu demandes à un des vigiles d'aller la chercher. et quand elle arrive tu te laisses absorber par sa démarche féline. un sourire en coin quand elle assez proche pour t'entendre. combien pour te voir danser sur la table ? tu sens déjà le regard des autres filles, celles que tu avaient oublié, et leurs murmures qui n'en sont pas. elles, elles danseraient bien juste pour une coupe de plus de champagne, tu le sais.
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Scar Salinger
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Scar Salinger
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☾ destiny : 28/09/2017
☾ territories : le sud après avoir grandi à l'ouest
☾ dustland dreams : gravir la tour d'opale de l'échelle sociale et jouer au sale môme qui bousille la fourmilière rien que pour le plaisir de noyer le désert sous les rivières pourpres

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. ✦ ⊹ Mar 10 Oct - 23:08 ⊹ ✦ .
Scarlett a un rencard au Wonderland, ce soir. La terminologie est si mal choisie qu'elle en goûte toujours l'ironie doucereuse. J'ai un rencard. C'est mignon, un rencard, c'est un type qui va te payer un verre, peut-être même t'offrir des fleurs, qui va te poser des questions sur ta vie et s'intéresser à tes réponses. Et s'il fait les choses dans les règles de l'art, c'est un mec qui t'appellera un taxi ou te raccompagnera chez toi sans chercher à te sauter tout de suite. Scar, elle trouve ça parfaitement ridicule, tous ces efforts, tous ces codes pour arriver au même point, à celui qu'ils recherchent tous : du cul. Elle, elle ne fait pas (ou plus) là-dedans, les relations qui font naître ce sale espoir au creux du néant momifié dans sa poitrine. C'est inutile, ça coûte beaucoup et ne rapporte rien que l'acide dans les veines une fois le couteau planté dans le dos. Ses maigres histoires sont factices, opportunistes, juste bonnes à la hisser plus haut, un échelon après l'autre, jusqu'au sommet de l'échelle qu'elle rêve de renverser. C'est la raison de sa présence ici ce soir : allumer du prospect jusqu'à lui arracher un contrat bien ficelé, désastreusement défavorable et battre joliment des cils le lendemain dans sa tour d'ivoire, opales triomphantes rivées sur des Capulet satisfaits.
Alors elle ne ment pas réellement : il y a vraiment un client qui désire la retrouver dans cette boîte qui pue le fric pour "conclure leur marché" et nul besoin d'être aussi brillant que Scar pour deviner les intentions de l'animal en filigrane : l'enivrer avant de l'emmener dans un des hôtels indécents où elle ne manquera pas de passer la nuit et la matinée une fois l'indésirable parti retrouver sa charmante épouse moins ouverte. Elle, elle laissera sa peau se repaître des draps 800 fils, des serviettes putain de douces et d'une baignoire king size dans laquelle elle se noierait bien tellement c'est bon. Ces spécimens-là, ils font souvent partie de la catégorie des cas désespérés, ceux qui n'assument pas d'être des connards pensant que le monde leur est dû et toi aussi. Ils ont besoin de ressentir l'illusion qu'il se passe un truc vrai et souvent, ce sont les gentils, ceux qui recherchent davantage qu'une domination sordide. Ce sont ceux dont elle se moque, Scarlett, parce qu'ils sont faibles. Et si elle déteste les fauves aux canines acérées, elle n'éprouve nulle compassion pour les lâches.
Alanguie sur un canapé confortable, poitrine joliment mise en valeur et lèvres pulpeuses esquissant une moue faussement inconsciente de son potentiel érotique, Scar connaît sa partition du bout des doigts. Elle croise distraitement les jambes dans un geste calculé, laisse apercevoir le galbe de sa cuisse laiteuse et prétend ne pas réaliser qu'à cause de ce geste anodin, sa robe dévoile plus qu'elle ne le devrait. Elle écarquille d'un soupçon ses yeux supposément félins, se donne un air de proie vulnérable pour ne pas froisser l'ego de monsieur. En retard, qui plus est, comme pour asseoir sa position de dominant jusqu'au bout. Mais elle ne lui en fait pas cas lorsqu'il pénètre son univers, Scarlett, consciente de la réalité d'un jeu dont il ignore les règles implicites : ce n'est pas elle, la proie, mais lui et son entreprise bientôt dévorée par l'ogre Capulet. Alors elle rentre dans sa danse. Intéressée mais pas facile, cultivée mais pas cérébrale, pleine d'esprit mais plutôt docile, elle devient cette fille de bonne famille, d'en haut, le requin de la finance qui n'en a pas les canines acérées, assez ouverte pour ne porter ni bijou, ni accessoires d'apparat, assez sage pour ne pas inquiéter sa virilité. Le parfait cocktail létal pour les hommes de pouvoir. Et ça fonctionne, puisque Charles et son prénom à la con s'approchent imperceptiblement dans un body language subtil mais qui ne trompe pas son oeil aguerri : il va tenter une approche.

C'est sans compter sur un gorille anonyme (ils se ressemblent tous) pour s'immiscer dans la danse nuptiale du pauvre financier en berne : le roi l'invite à rejoindre sa cour. Malgré l'envie de refuser dans une provocation inutile dans ce monde-là, lui qu'elle se figure entouré d'aspirantes abeilles prête à tout pour le butiner, entre la peste et le choléra, elle choisit le moindre mal. Le Capulet au détriment d'un poisson plus faible. Alors Scar délie son corps de liane, glisse un nouveau verre plein entre les mains désireuses de son client et fend la foule pour rejoindre le petit prince de son domaine. Rétines sulfureuses dardées sur lui et hanches chaloupées juste pour son bon plaisir, la comédienne n'oublie pourtant pas l'éconduit, dont le stylo doit caresser son contrat d'une signature avant la fin de la nuit. Elle accentue le galbe de ses mollets, le déhanché de son petit cul moulé qui roule sous son regard et s'évapore loin de lui, jusqu'à l'effervescence outrancière des Capulet qui vibre jusqu'à l'os. Bouteilles par dizaines, drogues éparses ... c'est une somme gargantuesque qui gît devant ses prunelles neutres, loin pourtant de la fortune inestimable des Capulet, qu'aucun être humain normalement constitué n'est capable de dépenser. La possession matérielle, elle l'excuse chez elle, Scarlett, elle la comprend. Pour elle qui a toujours manqué de tout, ce n'est que réparation de se battre pour réparer l'injustice originelle, d'arracher à ces élites débilitantes tout ce qu'elles n'ont jamais mérité. Qu'a fait Silas, pour en arriver là, à part pénétrer sa silhouette arrogante de petit roi là où les portes s'ouvraient pour lui ? Pour sa belle gueule, d'accord, mais surtout pour la fortune de son illustre famille, le tout réuni dans un patronyme en lettres d'or, éternel pass vip de sa foutue existence. C'est quoi son mérite, à lui ? Il n'a besoin de rien, la vie danse déjà entre ses phalanges depuis qu'il a été expulsé comme n'importe quelle autre tête de navet hurlante et souillée du vagin de sa mère. Silas, il a tout eu sans ne rien avoir à demander, il se promène dans un jeu vidéo truqué, dénué d'obstacles, quand elle se les ramasse en pleine gueule si jamais elle ne se montre pas assez rapide. Ça l'énerve, Scar, pétrie de la colère de l'injustice originelle, la loterie génétique qui l'a fait naître du bon côté de la fracture sociale alors qu'elle écopait des ténèbres.
Mais la furie maintient ses traits de nymphe, le tigre se fait chatte, phalanges câlines et sourire licencieux. Elle ronronne Scar, mais à distance, consciente de l'adversaire de taille qui lui fait face et ... la prend pour une pute ? Il n'a pas tort dans l'absolu, c'est sans doute pour ça que sa gueule d'amour lui donne soudainement envie de lui broyer les burnes jusqu'à en faire d'adorables raisins secs à porter montés sur une bague en or blanc.  L'envie de lui lacérer ses traits plaisants est palpable, réelle, la violence roule sous sa peau satinée mais Scar demeure Scarlett, sylphide qui suggère plutôt que fleur de trottoir. Elle se figure Silas découvrant sa précieuse Ruby les veines ouvertes dans sa baignoire et la haine au fond de ses yeux s'étouffe, remplacée par la pointe de désir insidieux qu'amène toujours le conflit et la brutalité, le bruit et la fureur. "Contrairement à tes courtisanes dévouées, je travaille." Une notion qui semble lui échapper, lui l'empereur sur son trône de sel. "Mais je n'ai rien contre les promotions canapé ..." Voilà son prix. Timbre bas, équivoque, et petit air supérieur calqué aux lèvres, Scar joue avec le feu, insuffle la glace et les flammes, âme gelée et corps brasier. Désireuse d'entretenir la proximité magnétique qui la maintient dans la sphère Capulet, la belle laisse ses phalanges s'égarer dans sa pochette minuscule et extirpe un billet froissé. C'est un sacrifice, vestige d'un compte en banque en perpétuel négatif à vouloir voler trop près des abeilles pour parfaire un déguisement mûrement réfléchi.
A la manière d'un mâle alpha, le billet disparaît dans le décolleté opulent d'une des courtisanes de Silas. Consciente de son regard faucon, elle offre un spectacle sensuel, laisse la pulpe de ses doigts effleurer l'orée de la (fausse) poitrine, tout sourire. "Tu vois l'homme en costume, sur la banquette ? Assure-toi que son verre est toujours plein et divertis-le jusqu'à mon retour. Il ne doit pas quitter les lieux avant d'avoir signé mon foutu contrat, c'est bien clair ?" Scar dérobe les armes de Silas pour s'entraîner avec, malgré un manque de pratique éloquent, non sans lui glisser un clin d'oeil audacieux. La belle envisage de protester, jette un regard au Capulet qui ne semble pas partager son intérêt et se résout à accepter une somme rondelette pour le job qu'elle maîtrise le mieux : jolie potiche sans ambition. Mais Scarlett, méfiance chevillée au corps, ne l'entend pas de cette oreille : en un geste preste, souple, le portable dernier cri de la demoiselle se retrouve entre ses griffes. "Ma police d'assurance." Qu'elle n'essaye pas de partir avec son fric sans avoir joué sa part.
La fille envolée, le prospect sécurisé, Scarlett peut retrouver son hôte et les sentiments ambivalents que lui inspire sa proximité. Languide, elle s'offre une flûte de champagne dans une audace folle, elle qui boit si peu : rien ne compte davantage à ses yeux que le contrôle drastique qu'elle exerce sur elle-même, flottant après le verre de trop. "Tu es si beau Silas ... " s'élève sa jolie voix de velours, caressante et subversive juste ce qu'il faut. Les Capulet ne sont pas les Montaigu, si la violence et la haine est sa réponse aux seconds, elle a choisi une approche feutrée, nettement plus séduisante pour les premiers, qui lui ouvrent les bras sans la contraindre (officiellement, du moins). Contrairement à leurs ennemis de toujours. Scar laisse un regard lourd de sous-entendu dévaler les traits d'éternel chérubin du visage de son interlocuteur, faussement angéliques à l'image de ceux de sa soeur, presque aussi pesants que si ses doigts fins eux-mêmes redessinaient ses traits. "C'est dommage que ta suffisance défigure le tout." Sucrés comme des compliments, chauds comme un feulement pendant l'amour, ses mots glissent jusqu'à Silas avec douceur, seulement trahis par l'ombre d'un sourire défiant, flirtant outrageusement avec ses lèvres à lui.

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. ✦ ⊹ Mer 11 Oct - 13:35 ⊹ ✦ .
Contrairement à tes courtisanes dévouées, je travaille. un sourire se dessine sur tes lèvres, travailler, à une heure pareille. ce n'est pas un boulot, c'est un rendez vous d'affaires qui finira sans aucun doute sous la couette. Mais je n'ai rien contre les promotions canapé ... t'as les idées qui fusent, le regard qui se fait un peu plus insistant mais la demoiselle est bien trop occupée avec l'une des filles, un billet sort déjà de son sac, tu ne reconnais pas le nombre inscrit dessus, mais tu ne perds rien du spectacle quand les doigts fins de Scarlett s'insinuent dans le décolleté plongeant de la poupée. t'avales une nouvelle gorgée de bourbon, tes yeux azurs ne la quittant pas une seule seconde alors qu'elle récupère avec soin le téléphone portable de sa nouvelle esclave. t'en ricanes même. la poupée s'envole et l'attention que tu réclamais te revient de droit. Tu es si beau Silas ... la femme caresse le chien dans le sens du poil, mais tu n'as pas besoin de ses compliments pour savoir ce que tu vaux. t'as déjà l'ego d'un roi. alors tu ne réponds rien, elle se sert une coupe et tes iris n'ont de cesses de la suivre dans chacun de ses mouvements. le prédateur observe la proie. C'est dommage que ta suffisance défigure le tout. c'est un fait, et tu ne saurai la contredire. Silas ou la suffisance personnifiée. tu attends qu'elle prenne place, et une fois chose faite tu ne perds pas de temps pour te laisser glisser sur la banquette et te rapprocher de la belle. tu sais bien que je n'y peux rien. et puis, regarde, elles sont toutes là à se pavaner. les femmes ne sont que paradoxe. t'esquisses un sourire malicieux, et tu te ressers un verre alors que les filles ne font que piailler. y'a une main qui se pose sur ta cuisse et ton corps qui ne réagit pas. ce soir il n'y a que pour Scar que tu pourrais frissonner, les autres te paraissent subitement beaucoup trop fades. elles me traitent de connard, mais elles reviennent toujours. malgré les nuits sauvages, les coups de reins ravageurs et tes paroles acerbes. elles pleurent, et reviennent en remuant la queue et réclamant leur jouet. tout ça pour de beaux billets verts... que tu lâches en sortant de nouveau de l'argent de ta poche arrière, une fine liasse que tu jettes sur la table, à côté des restes de cocaïne. il y a de quoi perdre la notion de réalité, tu ne crois ? ajoutes-tu avant de t'allumer une cigarette bien méritée. t'absorbes la nicotine avec un plaisir démesuré. la réalité, tu ne la palpe même pas du bout des doigts, tout est accentué quand l'ont vient d'un monde comme le tiens. tu claques des doigts, tu obtiens, depuis ton plus jeune âge. tu passes une main dans tes cheveux, et ton regard cherche l'homme avec qui elle se trouvait tout à l'heure. maintenant subjugué par le décolleté d'une nouvelle femme. regarde le, c'est comme si tu n'avais jamais été là. alors que je n'ai d'yeux que pour toi depuis des heures. un rire t'échappe. t'as jamais aimé te conformer au jeux qu'est la drague, tu préfères entrer directement dans le vif du sujet. j'étais sérieux Scarlett, qu'est-ce que je dois te donner pour que tu déhanches pour mon bon plaisir ? ton visage a retrouvé de son sérieux. comme si tu étais en pleine étude sociologique, qu'est-ce qu'elles seraient prête à faire que tu ne ferais pas toi même. ce soir t'as envie de jouer, tu as envie de chasser, et t'es persuadé d'être assez coriace pour le gibier qu'elle représente. la pièce maîtresse de ta collection, le trophée que tu aimerais accroché au mur. mas t'es qu'un homme après tout, et c'est elle qui possède les arguments capables de te faire perdre la tête. quelque chose te dit qu'elle le sait, qu'elle a mieux que des billets et qu'elle pourrait obtenir de toi tout ce qu'elle voudrait en agissant comme toi en claquant des doigts. mais le mâle alpha que tu es reste droit, et fier. nouvelle gorgée, nouvelle trace, nouvelle clope, comme pour te donner du courage.
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Scar Salinger
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Scar Salinger
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. ✦ ⊹ Jeu 12 Oct - 21:40 ⊹ ✦ .
L'interlocuteur change, le canapé aussi mais sa posture d'aguicheuse demeure la même : subtile mais présente, pas assez ostentatoire pour la faire vaciller sur le fil du vulgaire, suffisamment équivoque pour maintenir une tension électrique qui fleurit partout sur son épiderme dénudé. Scarlett darde ses opales inoffensive de fausse ingénue sur l'adversaire prestigieux qui la rejoint sur le ring. Le gros lot, le fils Capulet. Elle laisse couler ses prunelles languides le long de ses muscles déliés, sur la peau d'opaline découverte par sa chemise trop échancrée, sur ses airs d'adorable môme qui dissimulent l'insolent petit con sur lequel bruissent tant de rumeurs. Esquisse paisible sur ses pulpeuses lascives, Scar tapie à l'intérieur aiguise ses armes, cherche un angle d'attaque. La vérité ? Elle n'en a pas. Pas de grand plan, pas d'idée brillante en douze coups jusqu'à l'échec et mat, rien d'autre qu'une prudence mesurée et un intérêt feutré pour un héritier qu'elle ne fait pas l'erreur de sous-estimer. Mais elle déteste les imprévus, la belle, les grains de sable dans son mécanisme bien rôdé et Silas, derrière ses allures amies et la séduction facile, organique, qu'il promène chevillée au corps, il représente la peur de merder. De se voir répudiée avant d'avoir pu grimper au sommet. Elle feint le détachement cordial, Scarlett, les promesses langoureuses murmurées derrière ses paupières alors qu'en réalité, tout son corps est aux aguets, dans un branle-bas de combat bruyant. Conscient de l'enjeu qui est le sien dans cette guerre ouverte qu'elle mène sans le savoir depuis l'enfance. Parce que c'est ce qui guide ses échanges, ses relations, ses danses sociales, souvent valses à mille temps et parfois tangos sulfureux : elle se bat. Elle est en guerre ouverte, absolue, perpétuelle contre eux, cette famille nantie qui a bousillé sa mère au reste et détruit tout ce qui aurait pu s'épanouir à l'intérieur de son corps aride avant même qu'elle ne puisse se construire. Alors c'est une bataille rangée qui n'appelle rien d'autre qu'une écrasante victoire. Scarlett ne fait pas dans les armistices fades, dans les drapeaux blancs. Elle, elle connaît l'odeur du sang et celle de la poudre et ne se montre jamais aussi bonne que dans l'excès.
Mais ce monde qu'elle hait, elle l'envie avec une férocité égale. C'est plus facile de se révolter devant la crasse des Crimson Pistols qui lui ont volé un frère, un ami, un amour : ils se drapent fièrement dans leur violence crasse, vivent de sexe et de sang, de vice et de noir cambouis. Les parfaits méchants d'un conte de fée là où les Capulet sont sournois, beaucoup plus malins. Pourfendeurs de cauchemars et d'âmes brisées, c'est pourtant le rêve qu'ils vendent et érigent en modèle. Ils sont policés, aimables, tentateurs absolus ne révélant leurs véritables visages que lorsqu'il est trop tard pour reculer. Scar, elle le sait. Elle a vu maman sombrer, piquée jusqu'à l'âme par le venin de l'abeille. D'abord les drogues, puis la religion, ou peut-être était-ce l'inverse mais le résultat est le même : elle y a laissé ses ailes et Scarlett est née sans, démunie de ce qui aurait pu éventuellement colmater le trou noir à l'intérieur. Alors Silas, il lui apparaît sans prise. Libre de son emprise. C'est tentant, et rageant à la fois pour le colon qu'elle est, celui qui n'aime rien de mieux que le goût de la victoire. Puisqu'il la contemple avec une dévotion teintée de gourmandise seulement parce qu'il n'y a pas goûté, Scar s'engouffre dans la faille prête à l'écarter jusqu'à la voir saigner. Un peu. Juste un peu. Elle s'en contentera, elle qui n'attendait de cette soirée qu'un maigre contrat visant à satisfaire son connard concupiscent de supérieur. Et que vaut une fusion-acquisition à côté de l'ivresse d'un Capulet, d'un tapis rouge juste sous ses pas pour la conduire là où elle n'a jamais rêvé d'aller ? Pas si vite. Pas sans l'avoir mûrement réfléchi, préparé pendant des mois.
Silas, tout en charme et en paroles sirupeuses, c'est une aubaine et Scar plante farouchement ses ongles manucurés dans le dos de sa chance pour ne pas la laisser s'envoler. Elle l'écoute, lui octroie l'attention qu'il désire, celle du plus infime de ses atomes tournés vers lui même si ses propos de gosse de riche indécent lui donnent envie d'ouvrir sa poitrine pour dévorer son palpitant arrogant. Mais ses traits de poupée qui dit oui n'affichent rien d'autre que son éternelle décontraction licencieuse, l'air de défi un rien polisson qui semble irradier sans effort sur son visage. Malgré l'envie pressante, son regard ne s'égare pas sur la liasse de billets qu'elle rêve pourtant de faire disparaître entre ses phalanges, pour solder une partie de sa peine. Ni le fric, ni les filles qui papillonnent autour du prince ne semblent outre mesure inquiéter Scarlett, qui réagit enfin aux propos du paon fier de sa condition de favori. Fier d'agir comme le dernier des salauds sans jamais être inquiété, lui qui trône si haut alors qu'à elle, on ne lui pardonnerait pas le dixième. "Allons, tu n'as jamais connu cette notion." s'amuse-t-elle enfin entre deux gorgées de son verre de champagne. Le seul qu'elle s'autorisera. Scarlett refuse l'ivresse, elle qui use tant d'énergie à maintenir en place les multiples masques de son existence, ces myriades éclats d'elle qui sont un mensonge et une vérité parcellaire à la fois : insuffisants pour la cerner, la connaître, la comprendre. Mais à qui sait voir, à qui sait réfléchir, recomposer le puzzle offre la clef de son âme en lambeaux. Non, Silas ne connait rien à la normalité et encore moins à son monde, celui d'en bas, des coups et de la rage de la vaincre, du mépris et de la négligence. C'est ce qui l'a rendue forte, Scar, et c'est sans doute là que réside son point faible : lui qui a toujours tout eu ne connaît rien des mécanismes de défense, des instincts de survie, de cette volonté de puissance qui pousse et attire quand le reste ne demande qu'à en finir. "En revanche, il y aurait de quoi perdre ta suffisance avec toutes ces nanas qui gémissent à la mélodie de ton nom ou à l'odeur de ton argent plus que pour toi, tu ne crois pas ?" Elle sourit, Scarlett, la voix chaude et sensuelle, qui taquine et caresse à la fois dans le genre de toucher qui rend dingue. Elle se moque sous couvert de compassion en cherchant Silas de ses opales câlines aux cils infinis, étirant juste assez son esquisse sulfureuse pour dévoiler des canines prédatrices, prêtes à tout pour se repaître de la plus infime réaction qu'elle déclenchera chez lui. Elle aimerait le désarçonner, le heurter au moins un peu mais sait pertinemment qu'elle se montre trop gourmande : sa verve impulsive n'est pas suffisamment tranchante pour atteindre les veines d'or du fils prodige. Et Scar, elle ne désire pas le voir saigner. Pas ce soir. Pas si vite. Elle cherche seulement à créer l'once de doute, la minuscule écorchure au palais suffisante pour fragiliser les fondations, mais pas assez menaçante pour l'inquiéter. Une bombe en attente de l'implosion, alimentée par les soins qu'elle ne manquera pas de lui prodiguer de la pulpe de ses doigts délicats.

C'est au tour de Silas de sortir le poignard du fourreau velouté. Elle suit son regard jusqu'au client en question, grossier, fasciné par la poitrine de son interlocutrice qui éclate d'un rire de dinde à intervalles régulières. Dieu qu'ils sont agaçants, ces gens fades drapés dans leur normalité ... Elle hausse joliment les épaules, Scarlett, peu impressionnée par un spectacle qu'elle connaît par coeur. Contrairement au Capulet qui lui fait face, elle n'a pas la prétention de se croire exceptionnelle, importante pour quiconque. Elle s'utilise elle-même, moyen pour obtenir une fin et n'attend pas d'autrui des sentiments honorables qu'elle est bien incapable d'éprouver. Pour les autres, comme pour elle-même. "Ce n'est rien qu'un homme, qui pourrait l'en blâmer ?" susurre-t-elle en gommant la maigre distance entre eux. Ses gambettes galbées, croisées, esquissent un ballet gracieux en sens inverse et sa cuisse vient délicatement effleurer la jambe de Silas. Elle ne la retire pas, Scar, appréciant la proximité palpable d'une lutte de pouvoir, d'influence bien moins perceptible. Peut-être même qu'elle recherche le contact, désireuse de goûter à la chaleur des crosses contre sa peau. Car en reposant sa flûte vide sur la table souillée, elle estompe le vide entre leurs visages, l'emplit d'elle, de son parfum capiteux et entêtant, qui enivre les sens et colle aux vêtements, et distille contre ses lèvres à lui la tension insidieuse qui nourrit leurs échanges tout sauf innocents. "Toi c'est différent. Tu es un prédateur déguisé en chérubin." Elle offre ses mots comme autant de cadeaux, et se surprend à saisir son menton entre ses phalanges pour mieux admirer le spectacle du fauve en filigrane. Scar sent l'adrénaline affluer contre ses doigts, le sang battre juste aux extrémités, comme un tambour de guerre qui l'électrise. Elle maintient la pression, quelques secondes à peine avant de se retirer pour laisser la main.
Et rire à son tour, mélodie feutrée, lorsque le môme capricieux refait surface, réitérant son besoin impérieux de posséder son nouveau jouet. "J'étais sérieuse également." réplique-t-elle, timbre scalpel et regard frondeur ancré dans ses prunelles joueuses."Peut-être que je n'ai pas envie de te faire plaisir." Ca tombe comme un couperet, sans que Scarlett ne retire tout à fait ses cartes. Ni leur proximité, ni ses jolis atours de petite allumeuse. "Peut-être que les gens comme moi sont fatigués de ronronner contre les chevilles des gens comme toi en échange de maigres caresses." L'éternelle lutte des classes. Car elle gravite peut-être dans son monde, Scar, mais elle n'y appartient pas, et n'y appartiendra jamais. Elle le sait, il le sait aussi. Ils l'utilisent, ouvrière perdue dans la ruche, désireuse de devenir reine pour le plaisir de décimer sa colonie. Elle le sent. C'est quelque chose dans leurs regards condescendants, dans leur façon inconsciente de rappeler qu'ils sont comme l'huile et l'eau, l'eau et le feu. Et c'est rageant, de se voir sans cesse rappeler sa condition originelle quand on bosse d'arrache-pied, quand on obtient de biens meilleurs résultats que tous les demeurés télescopés grâce à papa ... C'est terrible d'être considérée comme un bon élément qui ne touchera jamais aux commandes avec ses sales pattes de pauvre, c'est rageant d'être celle qu'on rêve pour une nuit et pas pour la vie, parce qu'épouser une roturière ? Mais quelle horreur. Et même si Scar ne veut rien d'eux, rien de plus que tout leur reprendre, ça reste de l'essence jetée constamment sur ses courbes inflammables. "Entre nous Silas, ce n'est pas un peu lassant de tout obtenir en claquant des doigts, de perdre la saveur de l'attente, le goût du jeu ? Tu es joueur, n'est-ce pas ?" Elle reste calme, Scarlett, charmante, se fait Eve pour inviter Adam à goûter à la pomme. Si ses mots sont précis, son langage corporel est tout aussi éloquent : lascif, entièrement tourné vers lui, elle le frôle la belle, caresse lentement sa nuque alors que sa poitrine vient goûter à son bras. Elle se presse contre lui, laisse ses lèvres pulpeuses goûter à la peau fine de son oreille, pour y murmurer son prix. Le réel. "Abandonne ta couronne le temps d'une soirée. Danse pour moi, pour changer. Éveille chez moi l'envie de te plaire ..." Elle susurre, Scarlett, promettant à qui sait l'entendre qu'il ne le regrettera pas. Voilà ce qu'elle désire : son pouvoir. Juste pour une soirée. Être celle qui bat des cils et devant laquelle on courbe l'échine, pour une fois. Et faire goûter à Silas l'opposé qu'il connaît si mal ...
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. ✦ ⊹ Ven 13 Oct - 1:33 ⊹ ✦ .
la lionne te tourne autour. doucement, presque tendrement. donne des petits coups de griffes, teste ses crocs. chacun de ses mots semble être pesés, au milligramme près. juste assez pour ne pas te vexer, juste assez pour que tu rebondisses de plus belle. mais tu gardes la bouche close quand elle joue avec ton ego. les femmes sont là pour ton argent, pour ta belle gueule aussi sans doute, mais surtout pour tout ce que tu représentes. le fils Capulet, futur roi, future couronne. un regard vers toi, et voilà qu'elles aspirent toutes à devenir reine. elle a raison Scarlett, mais elle ne te blesse pas. ta carapace est bien trop épaisse, tu la façonnes depuis ton plus jeune âge, depuis des générations, elle se transmet de mère en fils parait-il. alors tu préfères attaquer, descendre le minable qui lui servait de compagnon avant que tu ne les interrompes. tes yeux ne quittant jamais les siens. et il y a la distance qui s'évapore, sa jambe qui vient effleurer ta cuisse et t'as un regard pour la peau nue que tu entrevois, l'envie de laisser glisser la pulpe de ton index jusqu'à la lisière du tissus. tu n'en fais rien. tu avales une gorgée, sourire toujours figé aux lèvres. Toi c'est différent. Tu es un prédateur déguisé en chérubin. tu pourrais rire, mais il y a ses doigts qui ont agrippé ton menton, ton sang qui pulse contre tes tempes et tu ne perds pas la face. elles sont rares les femmes qui te touchent de la sorte, elles sont rares à vouloir voir au fond de tes yeux. elles ont trop peur d'y voir le diable. tu respires de nouveau quand elle te lâche, une nouvelle proposition jeté sur la table de votre jeu. ce n'est pas un poker, le bluff n'existe pas. ici il est question d'obtenir un score plus élevé que la banque. le black jack vous va à ravir. Peut-être que je n'ai pas envie de te faire plaisir. il en va de soit. Peut-être que les gens comme moi sont fatigués de ronronner contre les chevilles des gens comme toi en échange de maigres caresses. tu ricanes. Entre nous Silas, ce n'est pas un peu lassant de tout obtenir en claquant des doigts, de perdre la saveur de l'attente, le goût du jeu ? Tu es joueur, n'est-ce pas ? l'un des meilleurs qu'elle connaîtra, c'est écrit dans tes gênes, ça se lit sur ton visage, encore plus quand elle rompt un peu plus la distance. quand son parfum finit d'emplir tes narines et que je le galbe de ses seins vient s'écraser contre ton bras. ses doigts fins qui effleurent ta nuque, sa bouche qui murmure à ton oreille. Abandonne ta couronne le temps d'une soirée. Danse pour moi, pour changer. Éveille chez moi l'envie de te plaire ... le prix est donné, tes sens sont en éveil et tu pourrais n'en faire qu'une bouchée, le sait-elle ? a-t-elle conscience de l'homme à qui elle s'adresse ? bien sur que oui. ta main libre se perds sur son genoux, tes doigts remontent lentement sur sa cuisse exerçant une pression presque désagréable, mais tu savoures chaque grain de sa peau. tu te stoppes à la frontière construite par ce vulgaire tissus. tes yeux se plongent de nouveau dans les siens, qu'elle voit à quel point tu es sérieux lorsque tu lui donneras ta réponse. très bien. tu te détaches d'elle, toujours assis tu te sers un nouveau verre que tu avales d'une traite. t'es déjà saoul, plus qu'il n'en faut. le prince n'a pas peur de mouiller sa chemise, mais le prince prendra le temps qu'il lui faudra. toi. que tu lances à l'une des pintades. danse un peu, je me fais chier. elle s'exécute, d'ailleurs elle n'est pas la seule. la musique bat son plein et c'est à peine si tu les regardes. mais tu finis par te redresser, tu as toujours été mauvais danseur Silas, toujours. alors tout ce que tu trouves à faire, c'est aller coller l'une des filles, tes mains sur ses hanches et bientôt sur son cul. le rythme tu l'as pas dans la peau alors tu la laisses faire pour ton plus grand plaisir. et quand bien même Scar déciderait de s'enfuir tu la rattraperas à coup sûr. il te faut moins de cinq minutes pour reporter ton attention sur elle, sourire en coin pendant que madame et ses obus ne trouve rien de mieux à faire que se frotter un peu plus à toi, ses mains s'aventurant sur les boutons de ta chemise. tu la pousses maladroitement, tout ça pour pouvoir te rapprocher de la banquette. c'est à ton tour de venir glisser des mots doux à l'oreille de la belle. tes doigts agrippés à son bras, t'es déjà en train de la tirer vers toi la forçant à se relever. si tu veux la couronne ce soir, il faudra que tu épouses le roi. et tu le sais. tu ne tiens pas compte de son avis quand tu la plaques contre ton corps, une main sur son poignet et l'autre se faufilant dans le bas de son dos. je suis prêt à te la léguer, le temps d'une soirée. tout ce que tu veux, champ libre. que tu souffles contre ses lèvres légèrement entrouvertes, ce ne sont que des millimètres qui vous séparent. mais tu ne les franchiras pas. peut-être est-ce l'alcool, la drogue, ou simplement l'envie de la voir se comporter comme une reine. t'as juste à le demander. mais si tu veux me voir danser, il va falloir que tu me montres ce pourquoi je joue ... tu es un homme d'affaires après tout.
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Scar Salinger
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Scar Salinger
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bang bang
. ✦ ⊹ Sam 14 Oct - 21:50 ⊹ ✦ .
Silas se révèle un adversaire coriace, plein de ressources et de surprises. Les prises sont délicates, ses mots doux comme ses lames n'écorchent jamais la sérénité du Roi qui danse autour de ses coups de griffe avec l'aisance d'un surdoué. Comme elle, il insuffle le chaud et le froid, s'approche puis se retire, la frôle pour mieux enfoncer ses doigts contre l'épiderme de sa cuisse, jouant avec la frontière, mince, de plus en plus floue. Scar savoure le contact, elle qui est de toutes les joutes verbales, de tous les combats, de tous les corps-à-corps. Elle ne connaît rien d'autre que ça, les rapports de force, ses envies d'écraser le monde et de le regarder cramer. Il rentre dans sa danse, le Capulet, moins fragile qu'elle ne l'aurait pensé au premier abord, lui habitué à la facilité, à tout posséder, à disposer de toi comme d'un objet. Elle ne le quitte pas des yeux lorsqu'il danse avec cette pauvre fille aux yeux défoncés par la cocaïne. Elle a le sourire reptilien qui se moque sagement de son absence de talent, de sa façon de posséder les corps et les coeurs alors que l'aspirante abeille se colle à lui de manière lascive. Scarlett le fixe avec une intensité nouvelle, sulfureuse, comme si c'était elle contre lui, ses fesses contre ses mains. Il revient et elle n'oppose aucune résistance. Le félin se fait canin, docile, et elle accepte la contrainte malgré son aversion la plus totale. Elle se lève, Scar, désireuse de savoir jusqu'où il est capable de se laisser guider, Silas. Loin, très loin de sa zone de confort.
"Non." clame-t-elle déjà, impératrice sans titre ni honneurs. Scar n'essaye pas de se soustraire aux doigts colons du Capulet contre ses reins, au contraire elle facilite sa conquête, frontières évanouies et drapeaux en berne et en apprécie la sensation sans se laisser tout à fait griser, tête froides et courbes chaudes. Elle le laisse pénétrer pour mieux l'encercler, autorisant à son tour ses soldats phalanges en ordre de bataille à froisser sa chemise, à couler presque innocemment contre l'épiderme dénudé. "Je ne veux pas épouser le Roi, je veux être le roi, nuance." murmure la belle insoumise en dardant des rétines incendiaires sur le visage toujours goguenard de Silas, malgré la distance toute envolée entre eux. Lentement, ses doigts câlins remontent de son torse contre la tendresse de sa nuque et s'arrêtent papillonner juste à l'endroit où résonne le palpitant de l'abeille, où bat le sang bleu qui tambourine contre sa carotide. Les ongles enjôleurs redoublent la pression et se font griffes alors que la pulpe de son index retrace en sensations suaves contre son cou la brutalité de ces mots "Estime-toi heureux que le peuple ne réclame pas ta tête, en plus de ta couronne." Un sourire angélique naît à la commissure de ses lèvres rosées et Scar noue ses bras aquilins autour de son cou, comme une danse silencieuse qui n'appartiendrait qu'à eux, trop douce pour ses propos, trop innocente pour que ne plane pas une légère menace au goût de paradis. Scarlett moque les révolutions ratées, les têtes nobles guillotinées qui n'ont jamais changé le monde ou amélioré les conditions de ces faibles qu'elle méprise autant que les puissants, elle l'égoïste, la pragmatique, l'opportuniste qui n'a rien d'une idéaliste, qui n'a des idéaux que l'envie d'en découdre.
Silas entrouvre ses lèvres charnues, à un battement d'aile des siennes à peine et son monde entier est suspendu là, contre la langue venimeuse du petit prince qui s'ennuie dans sa tour d'argent, dans sa vie facile où portes et cuisses s'ouvrent avec la même aisance. Champ libre. Les deux mots dansent devant les prunelles de Scar, rebondissent contre sa peau dorée, désirée, et pénètrent jusqu'à son âme flinguée, déviante, toxique. Champ libre. On ne dit pas ça à une fille comme elle, aux limites floues, qui ne s'épanouit que dans un univers graphique où le sexe et la violence s'entremêlent, où la vie, la mort, le sale et le beau s'entrecroisent jusqu'à la priver de repères. Les mots de l'abeille l'entêtent davantage que l'alcool qu'elle ne boira pas, que l'ivresse qu'elle s'interdit : c'est une onde de plaisir palpable qui mord son ventre, chatouille sa nuque, offre à ses pulpeuses l'impulsion qui leur manquait pour venir rencontrer les siennes. Scar, elle signe un accord tacite, un contrat non pas à l'encre d'un stylo mais à l'aide de son essence même. Charnelle, brutale, elle se presse contre Silas comme si elle aimerait s'y fondre et devenir une extension de son être, un supplément de son âme. Et vient capturer ses lèvres dans un baiser, voulu ou non elle s'en moque. Elle caresse sa bouche de la sienne comme pour accepter sa couronne, attire sa lèvre inférieure entre les siennes et finit par le noyer, par les noyer dans un baiser désireux, fiévreux. Une étreinte vorace qui ne se contente pas seulement de sa bouche, de son corps contre le sien. C'est un baiser combat qui laisse à bout de souffle, un bras de fer entre dominants désireux de dévorer l'autre. "Champ libre. Noté." murmure-t-elle à bout de souffle en libérant sa bouche, non sans une morsure bénigne comme dernier souvenir. Esquisse sardonique aux lèvres, la belle explore le champ des possibles, réfléchit à ses envies verrouillées, ses désirs cachés. Elle rêve de brûler le royaume, elle, et sa créativité débridée n'aident pas son palpitant qui bat trop fort contre sa poitrine, excité qu'il est à l'idée grisante du pouvoir.
Mais Silas n'a pas dit son dernier mot et Scar ricane d'un rire léger, comme si sa requête n'était qu'une vague formalité. Avant de s'écarter de son corps, de savourer le goût de ses baisers contre ses lèvres brûlantes, elle glisse une main audacieuse dans la poche arrière de son pantalon et extirpe quelques possessions. A elle. Temporairement, certes, mais le poids au creux de sa paume permet de rendre palpable la nuit qui s'annonce. Le portefeuilles de l'Empereur rejoint sa pochette, sa liasse de billets suit le même chemin et son trousseau de clefs termine sa course entre ses doigts. C'est d'ailleurs l'une de ces clefs, brillante et imposante (une bagnole rutilante ? la porte d'entrée de la villa capulet ?) que Scarlett déjà grimée en reine indétrônable et toute puissante glisse sous la chaîne en or de Silas. Elle veut son costume. En intégralité. Son fric, sa drogue, sa voiture, tous les signes extérieurs de puissance qu'elle vomit. "Elle est à moi pour la soirée." Ce n'est pas une question et si son ton tentateur se montre trop plaisant à l'oreille pour sonner comme une injonction, c'en est pourtant une. Et maintenant ... une fois la guêpe guerrière déguisée en reine des abeilles, elle peut reprendre les négociations d'un roi pas si disposé à abdiquer. "Le goût du risque, ça ne te suffit pas ?" Elle essaye, Scar, de l'endormir à l'aide de ses iris indolentes, de ses cils qui battent comme autant de promesses lascives, elle lui offre son esquisse en coin favorite, celle qui a l'air de te défier, de te moquer, de te murmurer que tu n'es pas capable, que tu ne vaux rien. Mais Silas est l'arrogance personnifiée, l'avorton élevé au statut de demi-dieu depuis l'enfance. Ca ne fonctionnera pas, aussi enjôleuse qu'elle puisse l'être. Mais s'il est un homme d'affaires, elle est une financière, un requin qui évolue en eaux troubles et se fait sirène pour mieux avaler les poissons (et les marins) ayant le malheur de le frôler de trop près. "C'est la loi du marché, l'offre et la demande. Tu sais à quel point je désire ta couronne, à toi de me dire combien elle vaut ..." Mais pas comme ça. Scar est joueuse, Scar est dangereuse et Scar n'est surtout pas prête à renoncer à ce qu'elle vient à peine de goûter. Alors elle occulte la présence électrique de Silas pour une minute, laisse ses opales félines goûter à la silhouette du client éconduit et se souvient de l'existence du contrat dans son sac. Elle en déchire un angle quelconque dont l'absence n'en rendra pas le tout caduque, et le tend à son excitant adversaire, stylo au poing. "Accepte de vivre à crédit pour une fois. Ton prix sera le mien. Note-le et je réglerai ma facture ... à l'aube." Ou plus tard. Mais la gravité nouvelle qui nimbe son visage dardé sur lui ne plaisante pas : elle jouera à la loyale, Scarlett même si son but final, lointain, en est loin. On ne vole pas un Capulet aussi facilement qu'un Montaigu. De la même façon, on ne gâche pas la chance de plonger plus profondément dans les abysses de leurs cercles alors pour avancer ses pions dans l'ombre, elle ne le trompera pas. L'envie ne lui manquera sans doute pas, le moment venu d'abattre ses cartes, mais le contrôle qu'elle exerce sur elle est drastique.
Désireuse de se montrer aussi joueuse que ce qu'elle exige de son partenaire de tango, Scar récupère le papier plié et le glisse dans un clin d'oeil voluptueux contre sa poitrine, au creux de sa lingerie pourpre, sans l'ouvrir. Sans le lire, funambule avançant les yeux clos. "A partir de maintenant et jusqu'au lever du soleil, tu m'appartiens." Scarlett goûte la saveur particulière de ces mots, jetés à la figure d'un Capulet tout puissant, de l'héritier du désert. C'est bon. Mais pas suffisant. Elle a une ville à conquérir, une ville entière à plier à ses désirs, à acheter, à incendier même, si l'envie lui prend. Mais avant, elle a un deal à conclure. "Et lui aussi." rappelle-t-elle à Silas, laissant ses opales faucon voler jusqu'au client qui a très bien vu auprès de qui elle s'entretenait. Si le contrat était gagné d'avance, grâce à son talent et sans doute à ses reins, dorénavant ... il est plié, sans effort aucun. Sans concessions. Aucun homme du nord ne serait assez fou pour refuser de vendre ses capitaux à une entreprise Capulet quelconque quand l'héritier se pavane juste sous son nez, au bras de celle chargée de conclure la transaction. C'est armée de son contrat déchiré dûment signé que Scarlett revient cueillir son Prince, fendant la foule avec la grâce et l'assurance ... d'une Capulet. "Appelle tes hommes de main. J'ai un travail à leur confier au sud." Menton fièrement dressé, douce lueur vengeresse au fond des rétines, Scar se rêve Napoléon en culotte courte, général d'une guerre ouverte sur lequel jeter gaiement de l'essence. Sans oublier ses propres intérêts. Scarlett n'oublie pas, jamais, encore moins quand une constellation d'hématomes grimpe encore le long de ses côtes, souvenirs d'Haaken Montaigu. Alors ce soir, elle veut lever une armée pour se rendre au Bacchanale et livrer au maître des lieux un parfum de carnage pour lequel elle ne sera pas inquiétée ...
Quant à eux ... ils ont mieux à faire que traîner les bas-fonds du sud, là où sa condition pourrait lui sauter au visage et détruire tout ce qu'elle s'emploie à créer, de l'autre côté de la rivière. Avec langueur, ses doigts colons se referment contre ceux de Silas et se font caresses, alors qu'elle l'entraîne dans la nuit chaude. Il lui indique sa voiture, bien évidemment la plus chère, et elle se glisse au volant, nimbée de l'odeur de luxe, cuir neuf et propreté impeccable qui l'assiège. Le Pince à ses côtés, Scarlett dépose sur lui des prunelles létales qui commencent haut. Trop haut. "As-tu déjà exploré l'usine pharmaceutique ? S'il y a bien un endroit dans lequel on ne pénètre pas sans couronne, c'est celui-là." Les rumeurs les plus folles courent sur l'imposante bâtisse, siège des secrets les moins reluisants des petits rois de la ville. Et Scarlett, c'est au coeur du pouvoir qu'elle veut se rendre, au rythme entêtant du bolide qui file à perdre haleine, maltraité par sa conduite brutale.
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. ✦ ⊹ Sam 14 Oct - 23:35 ⊹ ✦ .
votre proximité est presque indécente. ses doigts n'ont de cessent d'aller et venir sur peau et t'as les yeux fixé dans les siens comme pour ne pas perdre pieds. tes mains ancré à sa taille, tu souris en coin quand elle prétend ne pas vouloir épouser le roi, ce sera elle le roi ou ce ne sera rien. tu n'essaies plus de suivre le rythme de la musique, seulement sa cadence à elle. ses bras qui glissent autour de ton cou alors qu'elle referme le cercle, il n'y a plus que vos deux corps beaucoup trop proches. il n'y a plus que ton regard fiévreux dans le sien, et vos soufflent qui se caressent quand tu reprends de nouveau la parole. puis se sont ses lèvres comme première réponse, baiser brutal. les animaux sauvages s'apprivoisent en un baiser volé. vos corps se pressent, le tiens cherche le siens à travers le tissus, phalanges resserrées contre celle que tu prenais pour une proie. mais ce soir, tu veux bien en devenir une. morsure finale. tu re-ouvrent les yeux au même rythme que tes griffes. elle s'éloigne et le contact semble te manquer dans la seconde, le jeu en vaudra la chandelle. toi qui n'a jamais eu d'adversaires à ta taille, t'es prêt à savourer la nuit qui s'annonce. jusqu'à la dernière seconde. très vite tu es dépouillé de tes biens, portefeuille en cuir qui finit dans sa pochette. sait-elle seulement combien vaut la carte bancaire qui y réside ? clefs de voiture, de la villa et de ton loft sont désormais entre ses doigts. t'as un sourire amusé, sourire enfantin au coin des lèvres. quelle en face ce qu'elle veut, tu déposes la couronne sur sa tête avec toute la volonté du monde. parce que tu ne la perdras jamais réellement, parce que rien n'est réel, n'est-ce pas ? Le goût du risque, ça ne te suffit pas ? jamais. il est quasiment inexistant. réponds-tu sûr de toi. tu ne risques rien, tu ne perdras rien, jamais. tu as tout, tout est acquis et ce depuis ta naissance. fils roi, demi-dieu, tu voleras toujours prêt du soleil. C'est la loi du marché, l'offre et la demande. Tu sais à quel point je désire ta couronne, à toi de me dire combien elle vaut ... Accepte de vivre à crédit pour une fois. Ton prix sera le mien. Note-le et je réglerai ma facture ... à l'aube. la sensation que ses paroles te procure est grisante, l'adrénaline monte dans tes veines et ton cœur bat à tout rompre. la drogue, l'alcool, toutes ses femmes, rien de tout ça ne saurait te procurer autant de plaisir que la scène qui est en train de se passer. le fils capulet, relégué au rang de pseudo-reine le temps d'une nuit. tu prends son bout de papier, griffonnes ton prix à l'intérieur : ta petite culotte (chose que même l'argent ne t'apporterait pas) avant de le plier pour le lui rendre, précieux parchemin rangé contre sa poitrine. t'en salives d'avance. A partir de maintenant et jusqu'au lever du soleil, tu m'appartiens. Et lui aussi. tu l'observes quand elle s'éloigne, aucun homme ne saurait lui refuser une signature alors que c'est à ton bras qu'elle sortira de ce club. tu t'empares de la bouteille de champagne, tu bois au goulot jusqu'à son retour. un nouvel ordre tombe, et ton téléphone est tout de suite sortie. l'appel dure seulement une dizaine de secondes. très vite ses doigts s'entremêlent aux tiens et c'est sous le regard de vos sujets que vous quittez le wonderland. l'aston martin. que tu lances en indiquant de l'index la voiture de luxe, aston martin one-77, soixante-dix-sept exemplaires dans le monde, dont deux pour ton seul et bon plaisir. As-tu déjà exploré l'usine pharmaceutique ? S'il y a bien un endroit dans lequel on ne pénètre pas sans couronne, c'est celui-là. tu regardes du coin de l’œil la femme au volant, le cuir crisse sous ses doigts et tu te tends légèrement lorsque tu te rends compte que c'est la première fois que tu n'es que simple passager. la voilà qui détale dans les rues de Night Vale, elle maltraite le moteur mais le sourire que tu arbores ne faibli pas. l'usine, vraiment ... moi qui pensais que la villa Capulet te semblerait plus excitante. ricanement, alors que tes yeux se fixent sur elle, redessinent ses traits, descendent sur la courbe parfaite de ses seins, jusqu'à la nudité de ses jambes. tu t'en mordrais presque les lèvres, la tension est palpable dans la bagnole. l'envie de tirer d'un coup sec sur le frein à main parcoure ton esprit, stopper cette course pour dévorer sa chaire. planter tes crocs dans son épiderme, t'enivrer de son parfum, bousiller son corps contre les sièges en cuir. mais tu te délectes du fantasme alors que vous filer dans la nuit noire. les feus rouges passent à la trappe. et très vite l'usine pharmaceutique, immense, véritable royaume du nord dont les grilles restent solidement fermées. c'est devant le poste de sécurité que vous passez en premier, tu n'as qu'à montrer ton visage pour que le type vous ouvrent les barrières -même à une heure aussi tardive. une fois garé tu sors du véhicules, la porte claque violemment alors que tu t'allumes déjà une cigarette. y'a l'alcool et l'adrénaline qui maîtrisent ton corps. une fois devant, ce n'est plus vraiment impressionnant. que tu lâches en jetant ta clope avant de pénétrer par la gigantesque porte vitrée. encore des gardes, toujours des gardes. monsieur Capulet ... des papiers à récupérer. tu ne le laisses pas finir, tu t'empares de nouveau de la main de Scarlett, même si ce soir la couronne trône sur son crâne, tu es le seul à le savoir. alors vous leur passez devant, un simple coup de vent. dans l'ascenseur, c'est sur le bouton moins deux que tu presses ton index. juste assez de temps pour te rapprocher de son corps, retrouver la proximité si agréable. une main plaqué contre la paroi, juste à côté de son visage l'autre contre sa hanche de nouveau. tes yeux océan dans les siens, c'est son souffle que tu respires. son parfum dont tu te délectes alors que tu te mords la lèvre inférieure, retenant l'envie grandissante au creux de tes reins, au cœur de ton bas ventre. t'as toujours su faire preuve de volonté, et il en faut pour ne pas succomber dans ce huis-clos. les portes s'ouvrent. tu sors en marche arrière, l'invitant à te suivre du regard. tu pousses une première porte, une deuxième, un laboratoire à accès libre, puis un bureau. tu fouines quelques secondes, puis tu t'assois sur le fauteuil en cuir pour mieux accéder aux tiroirs. sourire fier lorsque tu mets enfin la main dessus. une petite boite. à l'intérieur quelques petits cachets, un nouveau composé, une nouvelle drogue pas encore testée. tu l'ouvres, en avales un cachet comme s'il s'agissait d'un simple bonbon. puis tu poses tes fesses sur le bureau, tes yeux ancrés à elle. le goût du risque ? ... ou le risque ? lances-tu. prendra-t-elle le risque de perdre le contrôle d'elle même ce soir, ou l'effleurera-t-elle simplement ? t'as le cachet posé sur le bout du doigt, tendu vers elle. ou alors je prends le deuxième, au risque que la dose me conduise tout droit à l'arrêt cardiaque. ajoutes-tu dans un rire. tu n'en as que faire, si tu dois mourir aujourd'hui qu'il en soit ainsi.
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. ✦ ⊹ Dim 15 Oct - 22:46 ⊹ ✦ .
La couronne enfin sur sa jolie tête blonde, Scarlett savoure une victoire invisible aux yeux du monde et se glisse dans un rôle qu'elle embrasse à la perfection, rédigeant ses premières ordonnances : "Dis-leur de payer une visite de courtoisie au Bacchanale, un repère à cafards." Cafards, Crimson Pistols, du pareil au même, Silas comprendra aisément où elle veut en venir. Elle semble réfléchir un instant, Scar, moue pensive baignant ses traits d'allumeuse. "Pas de violence inutile, aucune interaction avec les filles qui n'ont rien demandé, je veux un saccage, pas un carnage." Difficile d'occulter l'endorphine qui grimpe en elle et s'insinue partout dans ses veines, chatouillant ses courbes comme un début d'orgasme avant la grande explosion. C'est la violence, qui la vrille, la vengeance, l'idée d'être les lèvres invisibles qui murmurent à l'oreille des gangs pour mieux les voir s'entretuer. C'est l'effet du pouvoir, sans doute, une drogue à accoutumance à laquelle elle rêve de goûter plus fort encore. Mais pas de violence, c'est sa règle. Non pas qu'elle la répugne, au contraire, mais elle la garde pour elle. La belle ne voudrait pas qu'un Montaigu tombe sous des balles perdues sans que ça ne soit les siennes ... Son sang pulse violemment contre ses tempes et son palpitant assoiffé de violence tambourine contre sa poitrine lorsque Silas transmet ses instructions et qu'ils quittent le club. Electrisée, Scarlett s'évanouit dans la nuit sans un regard en arrière, ni pour ce client sans intérêt une fois déplumé ni pour cette soirée. Elle n'en attendait rien et la voilà prête à tout posséder. Silas lui indique l'Aston Martin et elle roule des billes, plus mordante qu'impressionnée. "Alors ça pour une surprise ..." Elle glisse souplement dans l'habitacle, comme une reine dans un carrosse quelconque et laisse la tension qui grise ses muscles et embrume son cerveau se déverser sur la voiture qui vrombit, se cabre et siffle sous sa conduite sportive. Pied au plancher et sourire désaxé aux lèvres, Scarlett mord la ligne blanche et prend son pied à laisser les pneus de l'Aston s'épanouir en sens inverse. Plein phares droit dans les tronches d'abrutis qui se pressent de s'écarter sans oser klaxonner, effrayés par l'idée de se mettre une abeille à dos. Putain, ce qu'ils sont faibles.
Elle se dirige droit vers le nord, la belle du sud, loin de son quartier, loin de sa misère, là où les néons se mêlent aux buildings argentés. Elle n'a pas hésité une seconde, Scarlett, avant de songer à sa destination et Silas a beau ricaner, moquer son choix, il est mûrement réfléchi : "La villa est une vitrine, vous y organisez sans cesse des réceptions ... alors que l'usine est une forteresse." souffle-t-elle de ses allures de petite bêcheuse ravie de rabattre le caquet d'un énième concurrent. Elle tait le fait qu'elle connaît déjà la villa, pour y avoir parfois suivi Ruby et croise son regard, longuement, le soutient sans ciller pour offrir sur un plateau d'argent une confession à la sincérité brutale. Réelle, sans artifices ... pour une fois. "Je ne suis pas attirée par votre prestige, ce sont les zones d'ombres qui m'intéressent." Esquisse de Joconde en coin des lèvres, indéchiffrable, Scar rompt le contact visuel, équivoque, pour reprendre le plein contrôle du véhicule. Elle a toujours préféré les ténèbres à la lumière, elle qui n'a connu qu'eux pour la bercer depuis l'enfance. Derrière le ronflement du moteur et la chaleur grandissante de l'habitacle, Scarlett sent le regard pesant de Silas sur ses courbes. Peut-être l'a-t-elle provoqué, relevant imperceptiblement sa robe en s'installant à l'intérieur, cambrant délicieusement son dos pour conduire ... Elle allume, Scarlett, sans avoir l'air d'y toucher, drape son visage de ses atouts les plus sulfureux et se plaît à attiser un désir qui l'accable également, sans pour autant envisager d'y mettre un terme. C'est ce qu'indiquent ses doigts câlins qui abandonnent le levier de vitesse pour glisser contre la cuisse de Silas. Haut, toujours plus haut, jusqu'à frôler son entrejambe comme on calmerait un chiot excité. "N'y songe même pas. Pas tant que je porte la couronne." glisse-t-elle d'un ton sans appel, claquant comme un fouet ... en laissant judicieusement planer un doute sur l'après. Mais Scar, elle n'a pas besoin de ça, pas besoin d'un corps contre le sien alors que le plaisir que lui procure ce sentiment de toute puissance, d'invincibilité, est indicible. Et elle ne sacrifiera aucune minute de cette sensation suffisamment forte pour chasser l'indifférence qui fleurit partout en elle. Aucune. L'usine se découpe dans la nuit sombre, tentaculaire et aussi engageante qu'un asile des années cinquante. Scarlett laisse un regard moins caressant qu'à l'accoutumée se perdre sur la bâtisse. Le masque tombe, pour quelques secondes, et ses prunelles enjôleuses retrouvent leur éclat létal, l'acier de la lame et l'éclat de la folie qui luit parfois au fond. Elle se remémore les mains tremblantes de sa mère, ses foutues pilules et la schizophrénie toujours plus forte, déclenchée par toutes ces merdes addictives. Ses poings se serrent et Scarlett ne le réalise qu'en sentant la chaleur de son propre sang souiller la pulpe de ses doigts. Elle s'essuie brièvement sur sa robe, indifférente au sort du tissu qui lui a pourtant coûté près d'un salaire, et retrouve la proximité de la main de Silas contre la sienne pour la guider à l'intérieur. Royale, elle n'accorde pas un regard à la plèbe, tant pour goûter à sa position dominante que pour se soustraire à leurs prunelles curieuses : elle est prudente, Scarlett, méfiante. Si jamais elle venait à trouver de quoi pénétrer à nouveau ici, de son propre chef, son visage doit leur être inconnu.
Le prince avale la distance dans les couloirs, se glisse dans un ascenseur exigu et Scarlett ondule jusqu'à lui au rythme entêtant de ses talons aiguilles. Il prend l'initiative de briser la distance entre eux, et la tigresse le laisse approcher, esquisse lascive flottant sur ses pulpeuses. "Le rôle de courtisan te va à ravir." murmure la belle contre ses lèvres, prunelles enflammées dardées dans le lac placide de ses opales à lui, alors que sa main colon glisse le long de sa colonne vertébrale pour venir goûter à ses fesses. Scarlett imite son propre comportement avec toutes ces filles butinant près de lui, entre provocation et mimétisme, s'amuse à agir comme un homme, elle qui a toujours su qu'elle n'avait de féminin que les attributs les plus enchanteurs. Elle offre une claque taquine au cul à sa portée avant de laisser ses phalanges remonter contre la main proche de son visage ... où brille la chevalière des Capulet. "J'ai oublié ça ..." note-t-elle, laissant un ongle aventurier redessiner les traits de l'abeille sur la chevalière. Scar, elle attrape son poignet pour glisser ses doigts entre ses lèvres, dans une posture équivoque qui ne trompe pas. Et ... elle la repousse après un baiser contre cette bague, qu'elle retire délicatement pour la faire disparaître à l'endroit où gît déjà le fameux papier. C'est le moment que choisit l'ascenseur pour ouvrir ses portes sur un atelier sans intérêt. Silas s'y engouffre, regard dardé sur le sien et Scar suit, laissant ses opales scanner les alentours, scruter le décor qui s'offre à elle, retenir le moindre détail. Si on l'a privé de bien des choses, d'amour et d'affection, d'empathie, de douceur, de sincérité, d'équilibre et de toutes ces qualités sans lesquelles elle a dû s'élever, son cerveau est opérant, contrairement au reste. Silas fouille au moins autant qu'elle et elle suit attentivement son ballet de petit roi qui n'en perd pas les allures. Il exhibe fièrement de la drogue sous son visage sceptique, moue circonspecte aux lèvres. Scar gomme la distance entre eux et darde un regard impérieux sur le cachet tendu. "Je laisse la défonce aux gens dénués de créativité." note-t-elle, reine des glaces inflexible au sourire reptilien derrière ses insinuations. La raison est toute autre. Scarlett, elle a peur. Peur du spectre de la schizophrénie qu'elle imagine déjà tapi dans l'ombre, à l'intérieur. Adolescente, elle craignait la contamination, s'ouvrait les bras ou les cuisses, fourrageait à l'intérieur de son corps, imaginant un sang noir, vicié, grouillant de termites décidées à dévorer ses fondations déjà fragiles. Elle ne s'est jamais scarifiée pour se faire mal, bien incapable d'éprouver la douleur, dans une frustration constante. Elle l'a fait pour s'assurer de l'absence du croque-mitaine. Mais ce n'est pas une raison. Scarlett, elle sait que les hallucinations ne sont pas loin, qu'elles lui mordent parfois les chevilles au gré de ses rêves graphiques, à la violence insoutenable. Alors la drogue, elle ne s'y risquera pas. Jamais. On peut tout lui prendre, tout lui arracher mais son putain de cerveau, est intouchable. Et malheureusement, elle n'a pas besoin de drogue pour se montrer inflammable, imprévisible, dangereuse. D'une pichenette, elle envoie valser la pilule au sol, loin des lèvres désirables de son partenaire d'un soir. "Je n'en ai pas fini avec toi." s'amuse-t-elle dans un sourire insondable, enivrant. Non, Silas ne peut pas mourir. Pas ce soir. Pas avant la chute de sa famille.
Mais la drogue est une idée intéressante ... "Emmène-moi voir la chaîne de production. J'ai bien envie de m'improviser chimiste ..." Et Silas, il a dit champ libre n'est-ce pas ? Scarlett ne peut pas jouer toutes ses cartes, cramer l'usine et faire s'envoler des centaines de milliers de dollars de bénéfices. Non. Mais elle peut modifier la donne, au moins pour une cargaison aux effets inexistants, ou dévastateurs. Elle devrait se montrer moins gourmande, la belle, moins audacieuse, craindre les effets d'une drogue de qualité douteuse sur une population à risque. Mais la vérité ? C'est qu'elle s'en fiche. Ce sont des dommages collatéraux, la santé de tous ces gueux soumis aux paradis artificiels n'effleure pas son esprit bloqué sur un dessein bien plus essentiel. "Il faut couper les caméras de sécurité avant, au risque que ta famille te tape sur les doigts." Ouais, Scarlett n'est pas certaine que ruiner la production fasse partie des petits caprices que l'on pardonne facilement. Bien sûr, ce n'est pas pour les phalanges du chérubin qu'elle s'inquiète, c'est pour sa propre tête. Si sa vie n'a pas plus d'importance à ses yeux que celle du reste du monde (c'est à dire, aucune) elle refuse de tirer sa révérence avant d'avoir fait brûler Night Vale jusqu'à repeindre chaque grain de sable de pourpre. Ce léger contre-temps réglé, Scar et Silas pénètrent dans la salle immense comme au sein d'un tombeau : dans un silence où se mêlent surprise et une forme tacite de respect. Tout est moderne, déshumanisé, les machines bippent, les bras robotiques ronronnent et le tout dégueule des kilos de pilules à la seconde. Attirée par cette machine à détruire, Scarlett s'avance avec langueur, laisse ses doigts caresser le métal froid, glisser sur les boutons, les lumières, dans des gestes équivoques, presque érotiques, fascinée par cette automatisation glaciale, cynique, loin des apparences courtoises et dociles de l'image publique des Capulet. Ses pas la conduisent au début de chaîne, où trône un large fauteuil et de nombreux écrans tactiles. En temps réel s'affiche la composition des pilules, le pourcentage de chaque ingrédient. Rien ne lui évoque quoi que ce soit, dans ces noms barbares et barbants mais Scar sent l'excitation poindre contre ses reins, à l'idée de s'improviser Empereur possédant le droit de vie ou de mort sur ses sujets. Silas la rejoint et elle se glisse derrière lui, calquant ses courbes contre son dos, alors qu'elle extirpe un foulard parfumé de sa pochette. "Ferme les yeux, Silas." le conjure-t-elle de son timbre de rose aux épines dissimulées alors que le bout de tissu vient entraver sa vision. Et ainsi, elle le guide, laissant son bras à lui devenir le prolongement du sien. Corps contre corps, main contre main, Scar conduit les doigts du petit Roi au hasard de ses envies, diminuant ou augmentant les pourcentages à l'aveugle. Elle ne se soucie pas des jauges qui se parent d'un rouge sang, de celles qui clignotent, du ronronnement de la machine qui s'emballe et fait s'accélérer les battements erratiques de son palpitant, malveillant. Ca la fait vriller, Scarlett, de ruiner une production toute entière et plus encore, d'utiliser Silas Capulet comme main armée, comme artisan de sa propre destruction. "Avec un peu de chance, on vient de créer un médicament miracle." Elle se marre, Scarlett, d'un rire beaucoup trop léger pour ne pas se montrer inquiétant, pour ne pas dévoiler un peu des ténèbres ancrées dans sa cage thoracique. Lentement, la belle délie le foulard du visage de l'abeille et glisse son menton contre son épaule, souffle contre sa nuque. "Si tu dirigeais les lieux, où cacherais-tu tes vilains secrets ?" C'est pour eux qu'elle est venue, Scar. Découvrir les squelettes dans le placard et s'en abreuver.
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bang bang
. ✦ ⊹ Lun 16 Oct - 1:46 ⊹ ✦ .
le roi n'est plus. ce soir tu deviens de ceux qui tourne autour de la ruche à miel, simple sujet faisant des courbettes pour se faire bien voir. ce soir tu offres ta couronne pour les beaux yeux d'une tentatrice, pour une dose d'adrénaline. pour ressentir réellement, passer de l'autre côté des grilles sans pour autant perdre le pouvoir toujours au creux de tes doigts. parce que sans toi, la nouvelle reine ne s'assoit que sur un trône factice, couronne bancale au sommet de son crâne. tu joues le jeu, tu la laisses faire, tu suis les ordres à la lettre. tu te fais même sage quand vos corps se rapprochent, quand ses yeux appellent au crime. tu n'es plus le fils Capulet qui se sert sans vergogne, Scarlett t'as envie de la savourer. laisser la tension grimper, l'envie s'emparer de tes entrailles jusqu'à atteindre le point de non-retour. tu veux la voir apprécier ce qu'elle est en train de vivre, te délecter de la lueur au fond de ses yeux. ses pupilles plus dilatées que si elle avait consommé une drogue quelconque. la voir vibrer pour ce que tu peux lui apporter. une vie où tout n'est qu'accessibilité. alors tu ne te plains pas quand elle claque tes fesses, agissant à ton image, ça te fait même sourire. tu ne geins pas quand elle dérobe ta chevalière à l'aide de sa bouche. tu es son jouet et il y a quelque chose t'excitant à cet intérêt qu'elle te porte.
bientôt tu proposes de la drogue à la femme toujours droite sur ses talons aiguilles. ce que tu lis sur son visage c'est une peur que tu ne chercheras pas à comprendre, pas ce soir, peut-être même jamais. tu pourrais jouer les hommes intéressés et intéressants, mais ça n'a jamais été de ceux là Silas. t'es bien trop égocentrique, il n'y a que ta petite personne, il n'y a que tes états d'âme. et si tu joues ce soir, c'est que tu le veux bien. pour quelques heures. elle n'est pas à l'abris que le félin se lasse, décide de grogner puis de sortir les griffes. tu es tout aussi instable que la belle plante face à toi. la pilule sur le bout de doigt valse à l'autre bout de la pièce et tu grimaces. tant pis pour le risque, la reine a d'autres proposition. Emmène-moi voir la chaîne de production. J'ai bien envie de m'improviser chimiste ... sourire en coin à présent. pourquoi pas. c'est un oui catégorique. caméras de sécurité coupées sous ses instructions intelligentes, parce que tu risques gros ce soir et elle semble en avoir plus conscience que toi. l'alcool ravage tes neurones, la drogue embrume tes sens. tu la suis au milieu des machines, des ordinateurs et des pilules qui ne cessent d'être crachées au fil des secondes. ça ne te fait aucun effet, ce sont les mouvements de la lionne qui t’obnubilent. homme émerveillé. tu la suis sans réellement t'en rendre compte, comme un gosse courant après un paquet de friandises. Scar se colle contre ton dos, t'as l'impression de sentir chaque courbe de son corps, chaque mouvement même les plus imperceptibles. Ferme les yeux, Silas. et tu t’exécutes alors qu'un foulard passe devant tes yeux. jeu érotique aux multiples saveurs. tu te laisses faire, son bras qui guide le tiens et tes doigts qui effleurent les pavés tactiles, tu ne sais pas ce qu'elle fait et tu t'en moques. y'a ton cœur qui bat la chamade et le siens qui frappe dans ton dos. le bruit des machines ne t’inquiète pas. tu n'es inquiet de rien comme à ton habitude, c'est plus tard que les conséquences t'arriveront en pleine figure. Avec un peu de chance, on vient de créer un médicament miracle. léger ricanement qui se mêle à son rire dénué de raison. ou une arme biologique. qu'est-ce que vous en savez, et quand bien même, ils sont des centaines, des milliers surement à succomber sous la drogue des Capulet. votre source de revenu et l'une des principalement cause de mortalité du secteur. tu retrouves lentement la vision, et son menton vient se caler contre ton épaule, souffle électrisant contre ta nuque. tu inspires profondément comme pour garder un semblant de calme alors que ça chauffe sous ta ceinture, le fauve se réveille lentement. Si tu dirigeais les lieux, où cacherais-tu tes vilains secrets ? un rire mauvais t'échappe. tu me crois assez con pour te livrer les plus sombres secrets de la famille Capulet. tu te retournes brusquement, tes yeux la transpercent. il y a la folie qui danse au fond de ses pupilles, et l'excitation dans les tiennes. ton sourcil s'arque alors que tu glisses ta main sur bras lentement, jusqu'à son épaule que tu serres un peu trop fort. je ne les cacherai certainement pas ici. ce serait trop évident. de mauvais goût même. tes doigts galopent de son épaule à sa nuque, tes phalanges écrasent la peau et t'as le sang qui boue. les plus vilains des secrets, je les garderai bien enfermés dans mon crâne. et les secrets il y en a, des centaines, des milliers depuis des générations. certains dont vous êtes fiers, d'autres auquel tu n'as pas accès. mais dans ta branche familiale, ils sont tous bien garder dans le bureau de ta mère, et au fond de tes souvenirs. tu la pousses un peu trop brutalement contre le mur. elle joue avec tes nerfs et le contrôle que tu avais sur ton corps se fait petit à petit la malle. un rictus se dessine au coin de tes lèvres alors que t'essayes tant bien que mal de maintenir une distance raisonnable entre vos deux corps. alors, ça te rend folle le pouvoir... que tu lances dans un souffle. tu lâches sa nuque pour descendre tes doigts contre son décolleté, effleurant sa peau pour retrouver la rigidité du tissus. tu les laisses glisser jusqu'à son ventre, jusqu'à son entre jambe et ton index s'accroche au tissus pour le remonter doucement. ça te ferait mouiller de connaitre nos petits secrets ? nouveau murmure accompagné d'un ricanement désagréable. mais tu t'éloignes, tu lui tournes le dos comme pour prendre de l'air alors que tu commences à marcher dans l'autre direction. ce que tu cherches ? de quoi calmer tes ardeurs meurtrières. tu veux des secrets. la clé triangulaire, mon loft. la deuxième mon bureau. mille sept cent dix, le code du coffre fort. que tu hurles presque avant de pousser la porte du laboratoire pour en sortir. de toute façon, tu es à sa merci pour le moindre de tes déplacements.
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Scar Salinger
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bang bang
. ✦ ⊹ Mar 17 Oct - 23:30 ⊹ ✦ .
Scar connaît mal l'ivresse.
Celle de l'alcool qu'elle s'interdit dans sa volonté drastique, absolue, organique de se maîtriser pour mieux faire danser les autres au creux de ses paumes ... et celle du bonheur. De la joie qui grise, embrume l'esprit et nimbe les visages d'une beauté spontanée, fascinante pour celle qui la fixe de loin. Peut-être est-ce dû au mal qui l'accable, l'absence de douleur qui la priverait aussi de son contraire, peut-être est-ce à cause d'une enfance étouffée, négligée, charcutée. Peut-être. Le fait est là : dans son ciel orageux, lourd et électrique, rares sont les éclaircies. Il y a eu la présence constante, complice, de Razvan pour combler ses failles béantes de gosse en manque de tout. Et puis parfois, brièvement, il y a eu les décharges incandescentes à la fac, lors de gang bang intellectuels du plus bel effet. Dans ce corps aubépine, pas de place pour les fleurs de la gaieté et les jolies fioritures qu'on ne trouve que dans la poésie. Pourtant, pourtant, contre le corps bouillonnant de Silas, les prunelles rivées sur sa machine à créer la mort et le pouvoir comme endorphine, elle croit bien effleurer du bout des doigts cette sensation depuis longtemps envolée, jamais recherchée. Une forme de félicité. Déviante, bien sûr, mais ça lui suffit à Scar et à ses pulpeuses prédatrices, fières d'afficher la toxicité de leur contentement. Le catalyseur, sa poule aux oeufs d'or ? Le Capulet détrôné pour la soirée qu'elle cajole contre son sein feignant ne pas discerner le loup derrière l'agneau dépossédé de son invincibilité. "Ça me plaît." répond la belle d'un ronronnement propre à l'orgasme, au plaisir des corps qui s'écorchent. Ouais, l'idée d'avoir conçu de quoi détraquer des coeurs comme un espèce de dieu sanguinaire la vrille bien plus que le sexe, davantage que les petites bassesses de ses manipulations.
Et putain, ça la rend fébrile Scarlett, moins prudente et mesurée. Elle tangue sur le plateau de son jeu d'échecs grandeur nature et Silas en profite pour dévorer l'un de ses pions alors qu'elle se fait chatte innocente contre sa nuque. Son masque affable s'écrase au sol pour révéler la cruauté au creux des prunelles, l'arrogance reine. Et Scar, elle se raccroche à son aura souillée qui lui rappelle la sienne, au goût du danger sous la langue et pousse le vice encore plus loin. Toujours plus loin. Scarlett, elle n'entend que le chant des sirènes, jamais les appels de sa raison émiettée aux quatre vents. La présence de Silas juste contre elle, ses phalanges blanchies contre sa peau privée de ce qu'il essaye d'insuffler ... tout fait battre ses veines du goût de l'apocalypse. Et finit de la dévier de son orbite initiale. "Peut-être ..." Elle souffle les braises pour les faire flammes, dopée jusqu'à l'âme par la danse lascive initiée par Silas. C'est elle, le roi et elle devrait agir comme tel, punir son audace, trancher la main qui ose rougir son épiderme et laisser ses mots poison froisser son ego. Mais Scar choisit de lui laisser la main, d'observer de loin le ballet du petit roi déchu, regard profondément ancré dans le sien. Presque encré, en réalité, tandis que la piqûre du désir arrache sa chair à vif. Elle le connaît, ce foutu frisson. C'est celui du vice et de la luxure, par qui tout commence toujours et l'entraîne loin. Loin dans les abysses primitives, plus loin encore que les minauderies factices, fruits de calculs d'orfèvre. Scar se fait docile, aux aguets, sens en éveil et ventre effervescent. Elle écoute les mots peser contre sa peau, la marquer au fer rouge plus efficacement que les doigts inutiles qui s'acharnent sur un épiderme incapables de ressentir leur force. La tension l'écrase et la brutalité reprend ses droits : le chant de la violence l'a toujours hypnotisée, Scar qui ne jure que par elle. A son tour, elle glisse une main dans la blondeur de Silas pour empoigner durement ses cheveux et tirer. Fort, comme si elle espérait voir se déchirer la boîte crânienne pleine de secrets. "Heureusement que tu parles au conditionnel, sinon j'aurais dû les libérer." ose-t-elle le défier alors que ses reins rencontrent durement le mur derrière elle.
Sourire mauvais, prunelles malveillantes, l'enfant chéri des Capulet se révèle à elle dans ses ténèbres bien mieux qu'en pleine lumière. Elle le méprise moins, celui-là, le fauve derrière les allures policées. Au contraire, son sourire s'élargit alors qu'il évoque les effets du pouvoir sur elle. La folie ne l'a jamais quittée. Elle est là en filigrane, constamment, comme une amie dont on se passerait, une ombre pesante qu'elle finit par oublier et qui se rappelle à elle de temps à autres, lassée d'être invisible. Le pouvoir qui grise agit comme de l'essence sur des flammes, certes, mais il n'est pas seul responsable de ce qui rôde à l'intérieur. Elle a le sourire grivois Scar, les canines qui mordent ses pulpeuses et le regard de b(r)aise face à l'Empereur qui tente de maintenir une distance illusoire entre eux, après l'avoir marquée. Elle entame une danse supposée le mettre à terre, l'aider à reprendre le pouvoir qui lui échappe mais Silas est plus rapide, plus électrique et la pulpe de ses doigts contre son épiderme à vif, qui bout et brûle, estompe sa volonté de fer. Elle frissonne, Scarlett, jubilant davantage face à cette lutte ininterrompue entre dominants plutôt que par envie de mettre un terme à son supplice. Au contraire, elle le laisse grignoter son territoire inviolé, n'entrave jamais sa course délicieuse, se rapproche même de lui, doucement, lentement, lorsqu'il remonte sa robe pour atteindre le fruit défendu. "Tu n'as pas idée." Confession voilée du bout de ses lèvres désirables, fiévreuses, aveu amorcé mais pas tout à fait dévoilé : ce qui l'excite, vraiment, c'est l'usage qu'elle pourrait en faire, c'est l'idée de ronger jour après jour les fondations fragiles sur lesquelles repose leur fortune. Leur réputation.
Scarlett, elle joue sa partition connue par coeur, elle joue son rôle écrit d'avance depuis toujours, elle porte sa sexualité en étendard mais n'en fait étrangement rien. Ce qu'elle veut accepte d'offrir à Silas, c'est plus personnel, c'est plus intime, plus précieux. C'est quelque chose qu'elle ne donne pas, jamais, mais envisage de céder pour apaiser le tigre et gagner quelques heures supplémentaires dans sa peau. Alors Scar, elle oublie ses réserves, plongée dans les rétines pâles qui lui font face. Ses palissades ne protègent pas ses courbes tentatrices, enchanteresses, si aisées à caresser du bout des doigts, elles dissimulent ce qu'elle pense, ce qu'elle ressent, ce qu'elle est. Scar est fébrile maintenant, elle est proche de Silas, très proche. Trop proche, Finalement, elle relève elle-même davantage sa robe, Scarlett, dans un strip-tease de l'âme, elle dévoile le haut de ses cuisses meurtries et offre plusieurs de ses cicatrices à ses opales fières. Plus larges que longues, témoins d'une adolescence troublée. Elle dénude plus que ses courbes, derrière son souffle court et les battements erratiques d'un myocarde ravi de la tournure de leur soirée. "Je t'ai laissé conduire ton petit numéro parce qu'il était ... divertissant. Mais si tu espères vraiment me faire mouiller, évite les démonstrations de force : elles me laissent de marbre." Ce n'est pas tout à fait vrai. Elle n'éprouve pas la souffrance physique mais son approche de la violence est ambivalente : tantôt tentée, fascinée, tantôt frustrée jusqu'à la rage, Scarlett oscille sur le fil, fuit les coups ou les cherche sans jamais réussir à en saisir l'essence. Et comme pour le prouver, brusquement, ses doigts fins miment les gestes esquissés par Silas avant elle et elle guide la pulpe de ses mains, à lui, sur les minuscules boursouflures infligées par ses soins, chaudes comme les braises malgré les années. Elle le conduit sur la chair tendre de sa cuisse, le laisse goûter à la peau laiteuse, fine et douce comme de la soie, dans un silence assourdissant.
Rares sont ceux à qui elle confie ce qui l'enfonce loin de la normalité, ce qui la prive de sensations, d'émotions, ce qui la rend souvent si vide, indifférente, dangereuse car incapable d'avoir peur de ce qu'elle ne peut éprouver. Silas est un privilégié, jusqu'à elle. Et il ne le réalise pas, s'écartant pour respirer autre chose que l'air vicié, de carnage, qui pénètre jusqu'aux chairs ... Non sans confier quelque chose en retour. Quelque chose qui embrase ses sens déjà aux aguets. "J'espère pour toi que ce n'est pas seulement un prétexte pour me sauter à domicile." susurre-t-elle contre son dos, mauvaise, alors qu'à l'intérieur, l'impatience est reine et froisse un peu la souplesse féline de ses gestes.
Peu importe si c'est un piège, elle est prête à tous les risques pour goûter à ça, un jalon supplémentaire du parfum entêtant de sa détermination vorace. Alors Scarlett, elle oublie le bureau du PDG de l'usine, ou plutôt, elle accepte le coup de poker, l'idée de peut-être se faire leurrer par goût du jeu. Elle ne devrait pas. Elle devrait flairer comme un putain de limier, parcourir inlassablement l'usine jusqu'au lever du jour, déterrer les scandales et les secrets, photographier les papiers les plus innocents en réfléchissant à un usage futur. Elle devrait être davantage elle-même, Scar, mais le baudruche du pouvoir la fait planer proche du septième ciel. Alors elle mord dans la carotte tendue gaiement par Silas, sans être certaine de la justesse de ses choix. Elle qui réfléchit, à tout, tout le temps, laisse ses instincts primaires au placard pour le goût du risque. Demain, elle se trouvera sans doute conne, elle cherchera à remettre ça, ses talons claquant au sein de la cathédrale de métal Capulet, mais ce soir, ça lui semble moins important qu'ouvrir le crâne de son compagnon de route.
Avant de quitter les lieux, la belle laisse les pilules modifiées glisser au creux de ses doigts dans une excitation malsaine, puis dans son sac. Elle retrouve Silas et une maigre distance, lui tend les clefs de sa bagnole de luxe et se la joue reine. "Je suis certaine que c'est une mauvaise idée, mais vas-y, offre-moi tes secrets sur un plateau." Ses opales caressantes, moites de la rencontre inopinée de deux incendies, persistent à le foudroyer tout de même. Elles murmurent en silence tout ce qu'elles lui feront subir, s'il ment. S'il l'éloigne de l'épicentre pour la conduire en périphérie, s'il espère la leurrer. Elle ne le tolérera pas. En voiture, côté passager cette fois, la belle reprend ses aises, s'amuse à tenter le roi, croise et décroise ses jambes dénudées, les déroule sur le tableau de bord et s'étire l'air de rien. Jusqu'à ce qu'une idée nouvelle ne l'effleure. La vitre ouverte, un briquet en main, elle s'amuse à incendier des liasses de billet et à laisser le papier consumé se répandre sur le macadam dans une satisfaction pleine et entière. Le fric qui mène le monde. Le fric qu'elle désire et qui la dégoûte à la fois. Ce fric qu'elle aurait pu seulement jeter dehors ... mais l'idée de s'en priver pour l'offrir à d'autres est inenvisageable : si elle n'en jouit pas, alors eux non plus. Non, Scar elle le brûle pour punir l'audace du petit roi et ses doigts contre ses courbes et c'est ce qu'elle sous-entend posément, ravie de jouer à la petite conne sensuelle qui te pousse à bout. "A quoi sert l'argent, quand tu as le pouvoir ?" note-t-elle comme justification, languide, sourire défiant aux lèvres, alors que sa carte bleue brille entre ses doigts qui papillonnent pour finir sa route sur le goudron, coupée en deux.
Le trajet ne dure pas, entre pyromanie et regards gourmands et c'est les clefs bien sagement en main que Scarlett s'extirpe de la voiture, ses prunelles brillant de convoitise. Le loft est impressionnant mais elle tait entre ses lèvres charnues tout compliment, tout regard appuyé, tout geste pouvant faire défaillir sa couverture de nana qui vaut mieux que ça. Si c'était ce qu'elle désirait, une jolie maison et de l'argent à dépenser, elle l'aurait, avec un vieux con accroché à la courbure parfaite de son cul. Ils se déplacent dans l'obscurité toute relative, seulement estompée par l'éclat lunaire qui répond à ceux tatoués sur sa peau et Scar, elle goûte à la proximité grisante avec Silas, silhouette inquiétante qu'elle ne discerne qu'à moitié. Ils se frôlent, s'effleurent au gré des déplacements jusqu'à ce qu'un bureau imposant ne se découpe. La porte cède et la belle au regard faucon accroche déjà le coffre fort imposant et le code qui danse au creux de ses méninges.
Son coeur s'emballe dans sa poitrine, désireux d'être nourri, affamé de scandales, de secrets ... de vérité, peut-être aussi, sans le dire et Scarlett a le sourire nucléaire irradiant toute la pièce. Entre la femme fatale et l'enfant un rien malsaine, elle vient se hisser sur le coffre fort, jambes divines battant l'air, regard tentateur dardé sur la silhouette de Silas. "C'est le moment de vérité." souffle-t-elle, l'invitant à prendre place entre ses cuisses ... pour ouvrir la chambre des secrets sur lequel elle siège comme sur un trône. Dans l'attente. Fébrile. Muscles bandés et courbes affûtées.
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. ✦ ⊹ Mer 18 Oct - 18:42 ⊹ ✦ .
J'espère pour toi que ce n'est pas seulement un prétexte pour me sauter à domicile. bien sur que si. n'est-ce pas Silas ? ou comptes-tu réellement lui offrir tes plus vilains secrets ? t'as le sang chaud ce soir, le palpitant sur le point de fracasser ta cage thoracique. sur tes doigts il y a encore la saveur de sa peau, des marques qu'elle t'a laissé touché. la sensation qui te parcoure encore lentement, s'insinuant dans chaque millimètre carré de ton organisme comme un poison qui pourrait t'achever à tout moment. c'est pour ça que t'as pris de la distance, que tu as tourné le dos pour chercher un air plus respirable. la lionne avale ton oxygène jusqu'à t'en faire tourner la tête. jusqu'à t'en faire perdre la raison et c'est ce qui te pousses à la ramener chez toi. dans ton antre, au creux même de ton intimité. un bureau que peu de pas ont foulé. elle te rattrape, te rends les clefs de ta caisse pour se faire conduire comme une princesse. Je suis certaine que c'est une mauvaise idée, mais vas-y, offre-moi tes secrets sur un plateau. un plateau en or. tu ne réponds rien, t'as le grognement facile, comme un gamin s'étant pris à son propre jeu. tu récupères les clefs sans la moindre douceur, tu lui arraches presque des doigts. tes pas sont rapides, et dans la caisse tu conduis comme un détraqué. comme si la vitesse te permettait d'oublier les regards chauds et soutenus de Scar, comme si griller tout les feus rouges pouvait éteindre petit à petit à l'incendie qui grandit dans tes entrailles. mais il n'en est rien, t'as des regards furtifs sur la belle et ses jeux qui te font sourire. les billets crames, les billets volent par la fenêtre. ses jambes s'allongent sur le tableau de bord t'offrant une vue parfaite sont corps tout aussi splendide. Scar la tentatrice. Scar la sirène qui aura ta peau. bientôt c'est ton amex black qui part par la fenêtre et tu ne dis rien. l'argent tu n'en manqueras jamais alors elle peut tout balancer tu n'en as que faire. tu te gares dans le parking souterrain et elle sort de la voiture comme si elle connaissait les lieux. très vite vous voilà dans ton loft, bien trop grand pour une personne vivant seule. c'est un musée plus qu'un appartement, tout les objets sont choisis avec soins, des milliers de dollars accrochés au mur comme de vulgaire posters. la porte du bureau cède sous la clef que tu lui as confié. la lumière n'est pas allumée et il n'y a que vos ombres qui se faufilent, se heurtent, parfois. le coffre fort est imposant, lourd, choisis avec goût lui aussi. tu aurais pu faire comme les autres, caché derrière un tableau encastré dans un mur. mais il est bel et bien là, quasiment au milieu de la pièce. une oeuvre d'art. tu sais qu'elle ne tient plus, tu le sens quand elle s'assoit sur le coffre lui même, que ses cuisses s’écartent d’un mouvement lascif. véritable invitation. C'est le moment de vérité. tu t'approches dans la pénombre, ton bassin à hauteur du siens quand tu prends place entre ses jambes tes deux mains sur ses cuisses qui remontent malgré toi sous le tissus de sa robe, remontant celle-ci par la même occasion. tes yeux se posent sur les cicatrices dévoilées plus tôt et tes doigts les redessinent lentement. boum boum. ça cogne fort dans ta poitrine, trop fort pour que tu gardes le contrôle. la chaleur se fait telle qu'elle t'étoufferai presque. tes mains remontent encore, passent la barrière et se retrouve sous son cul juste pour la rapprocher un peu plus de toi, de ton entre jambe qui se sent déjà à l'étroit. tes iris bleus dans les siens. je tiens toujours parole. finis-tu par lâcher avant de descendre lentement entre ses cuisses, effleurant de tes lèvres son épiderme. maintenant t'es à genoux devant le coffre, tu fais le code. clic. la porte s'ouvre. tu n'as pas menti, tu es sur le point de lui livrer tes petits secrets, sans raison valable. sans savoir ce qu'elle en fera, et quand bien même. un homme comme toi est intouchable. c'est ce que tu crois. dans le coffre il y a des liasses de billets, beaucoup trop pour une seule vie. une arme de famille un flingue aux allures d'un autre siècle. il y a des portefeuilles qui ne t'appartiennent pas -vestiges de ceux que tu as tué de sang froid- des cartes d'identités et des articles de journaux de disparitions. t'es un putain de collectionneur, tu te rappelles de chacun de leur visage et de la raison qui a poussé que tu leurs colle un flingue sur la tempe. tu te rappelles de chacun sons, chaque supplication et surtout le bruit du crâne qui explose, des os brisés et des derniers souffles de vie. y'a un test de paternité positif, un gamin que t'a jamais assumé et que t'assumeras jamais. un carnet écrit par ta mère et la preuve de l’adultère de ton père. tu attrapes le tout, tu l'étales sur ton bureau. régale toi. que tu lances t'as un sourire abîmé. t'es plus en mesure de réfléchir, tu veux laisser fouiner. ce sera la première fois, et sans aucun doute la dernière fois que tu partageras le contenu de ton âme. et quand elle se met à fouiller, tu ne peux t'empêcher de te rapprocher de son corps. tes mains sur ses hanches, t'as le corps avide du siens. la retenu est de mise, mais tes doigts grappillent de plus en plus le territoire de son corps, s'attaquant déjà la fermeture éclair de sa robe que tu fais descendre lentement. jusqu'à apercevoir la lisière de son sous-vêtements. tu n'as que jusqu'à l'aube pour percer mes secrets, n'oublis pas. souffles-tu contre sa nuque. qu'elle fasse vite, qu'elle pose toutes les questions avant que la porte ne se referme ou avant que tu ne tiennes plus, avant que le lion ne plante ses crocs dans la peau de la lionne.
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Scar Salinger
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Scar Salinger
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. ✦ ⊹ Ven 20 Oct - 23:07 ⊹ ✦ .
Les calculs sont loin, lorsque Scarlett suit le lapin blanc jusqu'à son terrier, comme une Alice consciente de sa chute à venir. Jusqu'à présent, elle a décidé, mené la danse, avancé ses pions. C'était son choix de lui ravir sa couronne, son choix encore d'hanter l'usine, de modifier sournoisement la composition des drogues ... mais c'est Silas, qui choisit de la conduire jusqu'à son terrier et Scar n'est pas stupide. Elle a la méfiance chevillée au corps, confondue parfois avec une forme subtile de paranoïa, revers de la médaille de ceux qui pensent trop, des obsédés du contrôle et de la maîtrise de soi. Alors la belle, elle sait que c'est une mauvaise idée, d'offrir la main à son adversaire alors qu'une couronne factice trône sur son crâne. Elle le sait, mais s'y abandonne, par goût du jeu. Un plaisir inconnu, profondément enfoui en elle, savamment attisé par les provocations langoureuses du Capulet, ses rétines brûlantes, provocantes, son corps contre le sien. Scarlett à la prudence mesurée dans ses grands schémas, à la vengeance contrôlée mètre après mètre, offre du lest à sa bride et laisse le goût du jeu de Silas grignoter son indifférence.
C'est ce qui la fait pénétrer dans l'habitacle, brûler son fric comme autant de remontrances. C'est la raison pour laquelle elle évolue dans son putain de musée à ciel ouvert comme dans un taudis qui lui appartiendrait, démarche frondeuse et regards évasifs sur une fortune à faire pâlir quiconque dans le sud. Elle feint le désintérêt, la belle, tant pour le mobilier ostentatoire que pour la tension insidieuse qui noue le moindre de ses muscles, à le savoir si près d'elle et loin, bien loin, de ses manipulations prévues d'avance. Scarlett accepte l'inconnu, le doute, le jeu à somme nulle et se pare de ses charmes comme d'un bouclier capable de parer tous les coups, même les plus pernicieux. C'est tout ce qui lui reste, dans une partie hors des sentiers battus, face à un Capulet excellent joueur, qui lui déroule le tapis rouge pour mieux la voir baisser les armes. Juchée sur le coffre-fort comme sur un trône, reine de fortune, elle attend le dénouement. Ses prunelles embrasées se clouent avec violence sur la silhouette de Silas, analysant le moindre de ses gestes, jusqu'au plus léger tressautement. Elle le regarde avancer, le fauve, canines dévoilées et allure de pacha, alors que son coeur bat la chamade, le tambour de guerre, dans sa poitrine comme entre ses reins qui palpitent. Scarlett provoque, lèvres entrouvertes et robe délicieusement découverte. Elle le défie de venir se glisser entre ses cuisses, de franchir la ligne verte, le point de non-retour qui l'enverra mordre la poussière. Mais ce n'est pas l'envie qui lui manque, à Scar. Elle joue de son corps, aiguise sans cesse ses courbes jusqu'à les rendre tranchantes, létales, capable d'abattre jusqu'à l'os, jusqu'aux coeurs. Le problème ? Elle se blesse souvent dans la manoeuvre, noyée dans les vagues du désir qu'elle sait si souvent faire naître au creux des prunelles ...
Il la touche et l'électricité statique parcourt son corps comme une putain de fusée qui menacerait de tout embarquer dans son grand voyage. Scar, elle est en guerre, armes serrées contre sa poitrine et mâchoires closes, suffisamment pour ne laisser échapper qu'un faible gémissement, feint, lorsque Silas efface la maigre distance entre leurs corps. Il tiendra promesse, et ses mots ont le même effet que ses phalanges contre sa peau. Peut-être même plus : le plaisir grignote sa gorge alors qu'un sourire carnassier ronge ses pulpeuses affamées. De lui. De l'opportunité qui lui est offerte, cette soirée hors du temps, hors des castes. Scarlett rêve de tout dévorer. Ses secrets, son fric, sa peau, son ego et son coeur. De tout bouffer dans son trou noir pour ne laisser de Silas qu'une carcasse vide, privée d'essence. La belle se rêve vampire, succube, créature de la nuit capable de se repaître de lui sans oublier le but qui la domine, sans occulter son nom honni. Capulet. A la place, elle module son souffle trop rauque, sa peau trop chaude. Elle feint le détachement comme remède à la tension qui l'accable, s'amuse à redessiner de la pulpe de ses doigts son entrejambe à l'étroit. "Je vois ça." Qu'il tient ses promesses, même les plus licencieuses. Il disparaît entre ses cuisses, non sans frôler sa peau fine, gourmande, de braises et Scarlett oublie tout malgré la chaleur de ses reins, le grivois de ses courbes. Elle oublie tout lorsque le coffre fort éventré s'ouvre pour elle, juste pour elle. C'est une avancée majeure, une vraie différence, un basculement dans la quatrième dimension qu'elle n'avait pas prévu. Un avantage de taille qu'elle est incapable de savourer comme elle le devrait, Scar, nimbée dans sa fierté, dans ses neurones conscients de leur potentiel.
Putain. Il lui dévoile de quoi couper ses fils une bonne fois pour toutes et elle n'est pas tout à fait satisfaite, parce qu'ils n'ont pas été débusqués par ses soins. C'est un cadeau, une offrande et Scar qui a manqué de tout, qui n'a jamais rien eu, peine à croire que le coffre ne va pas se refermer sur ses chevilles, l'avaler toute crue et n'en recracher que des cendres. L'impatience gronde dans ses veines, lui rappelant un sentiment oublié : elle, elle attend. Comme un prédateur tapi dans l'ombre, capable de s'affamer par refus de se sustenter de gibier négligeable. La belle descend de son trône, pupilles brillantes, et se rapproche du bureau avec l'air d'un collectionneur exigeant. "Tu risques de devoir me descendre après cette soirée, t'en as conscience ?" Elle se marre Scarlett, dopée à l'adrénaline, vrillée par les secrets à sa portée, juste contre ses doigts. Elle glisse une oeillade complice à Silas, pourtant sérieuse. C'est peut-être son plan, à lui, tout offrir pour tout reprendre et la vérité ... c'est qu'elle s'en moque. Sa propre fin n'a aucun intérêt. Seules comptent celles qu'elle rêve d'infliger, un désert hémoglobine en échange d'une vie gâchée, baisée d'avance. Scarlett prend son temps, les gestes lestés d'un érotisme équivoque. Lentement, elle caresse, dévore de ses opales, mordille ses pulpeuses dans un mélange de femme fatale et de môme devant le père Noël. C'est l'arme qui l'attire en premier. Crosse sculptée et canon lourd entre ses paumes, elle l'admire longuement avant de pivoter pour venir frôler le front de Silas Capulet. "Une dernière volonté ?" souffle-t-elle tout contre lui, laissant à l'arme le soin de glisser contre sa joue, de caresser ses lèvres, couler contre sa nuque ... jusqu'à exercer une pression conséquente sur ses bijoux de famille. Et elle se marre, d'un rire sans joie où perle une forme d'excitation tordue. Pour lui, pour les secrets étalés comme autant de natures mortes, pour cette soirée au-delà du surréalisme dans une ville qui n'offre jamais de jolies surprises.
L'arme retrouve sa place, non sans se retrouver amputé d'une balle, que Scarlett glisse entre sa paume, collectionneuse invétérée. C'est aux porte-feuilles qu'elle s'intéresse dorénavant, aux articles, à tout ce qui indique le travail méthodique de l'ange de la mort qui entame une danse macabre contre son dos. Elle étudie les photographies, immortalise les clichés, les papiers et les envoie directement sur sa messagerie, au cas où Silas aurait la sotte idée de la priver de son téléphone. C'est de l'or brut qui s'écoule entre ses doigts et elle refuse de le laisser tout à fait s'échapper : si elle ignore quoi en faire, cela viendra ... elle n'en doute pas. Elle reconnaît certains visages, pour avoir évolué à leurs côtés depuis tant d'années, pour les mépriser depuis l'enfance, tous ces ploucs décérébrés incapables d'avancer autrement qu'en meute. Une vaste blague pour la louve solitaire. "Il y a au moins quatre Crimson dans le lot, t'as jamais eu peur des représailles ?" Y a une pointe d'admiration dans sa voix chaude, suave. Scarlett, elle n'a pas peur. Elle ne peut pas éprouver ce sentiment, trop lié à la douleur, à la souffrance, à tout ce dont on la prive dans la grande frustration primitive qui l'étreint souvent. Mais Silas, malgré son nom, malgré sa couronne, sa belle gueule et son arrogance acide, il devrait se douter que sa tête est mise à prix ...Peut-être qu'il est comme elle, peut-être qu'il aime danser avec les ténèbres sans savoir lorsqu'elles le cueilleront. Elle le sent dans son dos, Scar, coloniser sa peau qui en redemande, qui frissonne et tressaute, mettant à mal son rôle sur-mesure de princesse des glaces, de dominante que rien ne touche, que rien n'atteint. Loin de le brimer, elle se cambre davantage contre lui ondule lentement contre sa peau. Assez pour l'échauffer, trop peu pour initier une danse connue sur le bout des doigts. C'est de la provocation, encore, toujours, son poignard le plus affûté lorsque les autres s'émoussent et s'effondrent. "Qu'est-ce que t'éprouves, au moment où tout s'éteint ?" qu'elle demande d'une voix délicieusement basse, sensuelle, sans le voir, juste en sentant le souffle pesant contre sa nuque chauffée à blanc. Scarlett n'est pas une tueuse. Pas à l'aveugle. Elle, elle choisit scrupuleusement ses cibles, tisse sa toile, et prend davantage de plaisir à l'idée de la chute qu'à la chute elle-même. Elle ambitionne de détruire, d'atomiser, de réduire les gangs de la ville et elle-même en poussière d'étoile mais jusqu'à présent ... seul son père a rencontré son destin. Et ce n'était pas excitant. Ni libérateur, malgré ce qu'elle se convainc à penser. Le manque de lui est toujours amer, le goût de gâchis présent et sa mort n'a rien réparé du bordel à l'intérieur, des plaies béantes et de la noirceur qui corrode tout.
Les doigts de Silas colonisent sa peau alors qu'elle poursuit son investigation méticuleuse, darde des rétines concentrées sur les mots à sa portée, la jolie écriture de maman, comptant sur sa mémoire prodigieuse pour ne rien oublier. Mais elle est déçue, Scar, exigeante, presque capricieuse une fois nimbée de ses atouts de reine : derrière leurs habits d'argent et leurs allures policées, leurs méthodes ne valent pas mieux que celles des rustres du Sud. Fric et flingue, sexe et sang. Délicatement, ses phalanges chassent les mains indélicates qui chauffent sa colonne vertébrale au tison pour ceindre à nouveau la cambrure de son dos dans un tissu d'apparat, tendre comme de la soie. "C'est encore mon tour de régner." tranche-t-elle sans appel, en se retournant pour gratifier Silas d'un sourire sulfureux, un rien condescendant ... Et même à l'aube, elle compte sur sa volonté d'acier pour conserver son seul ascendant sur lui. L'once de pouvoir qu'il ne peut lui arracher : ne pas lui offrir ce qu'il désire farouchement, quand bien même ses propres désirs font désordre à l'intérieur. Juste pour glisser une laisse étroite autour de sa nuque gracile alourdie par la couronne des Capulet. Juste pour s'assurer qu'une fois encore, elle pourra tirer dessus et lui promettre l'enchantement entre ses bras contre un autre tour dans la spirale des scandales. "C'est du vent tout ça." La reine s'ennuie, balaie du revers de la main ses précieux trésors. Le fric se mêle au test de paternité, le tout enseveli sous les papiers d'hommes qui ne sont plus. "Je n'ai rien appris si ce n'est que t'es un bel enfoiré et un criminel, sans doute père trois fois ... C'est pas la routine, dans un gang ? Tous les Crismon peuvent en faire autant." S'amuse Scarlett, qui cherche la faille, sans cesser de réduire le vide obscur entre eux. Le visage de Silas seulement éclairé par les rayons argentés de la lune, elle le fixe comme si elle avait le pouvoir de discerner plus loin que la peau, que ses cils immenses, que son regard acier, aussi froid et méthodique qu'un scalpel chirurgical. Elle a la provocation facile la belle, pour arracher ses réponses. Elle compare le Capulet à un vulgaire Montaigu et le pire, c'est qu'elle le pense un peu ... "Qu'est-ce que t'as vraiment dans le ventre, Silas ?" Elle réclame comme un ordre, d'une voix qui implore pourtant dans un souffle caressant qui vient chatouiller son oreille. Un vague coup d'oeil à la large fenêtre lui confirme que l'aube n'est pas encore levée et que d'un coup de griffe, elle est autorisée à l'ouvrir de haut en bas pour se repaître de ses entrailles, pour bouffer son coeur si l'envie lui prend. Scarlett, elle veut goûter à la pourriture qui se cache à l'intérieur et qui résonne à ses oreilles de la mélodie des gens fauchés, fêlés, de ceux déjà morts à l'intérieur. "Qu'est-ce qui fait de toi plus qu'un Capulet ?" Qu'un enfant capricieux réduit à son nom, à sa fortune, à la facilité comme leitmotiv. Silas, il n'est pas que ça. Il y a une lueur vacillante, dangereuse, au creux de ses prunelles ... Les prédateurs reconnaissent leurs semblables, c'est la loi du plus fort.
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. ✦ ⊹ Sam 21 Oct - 0:45 ⊹ ✦ .
Tu risques de devoir me descendre après cette soirée, t'en as conscience ? peut-être bien, peut-être que c'est ce qu'il adviendra. peut-être que tu t'empareras du flingue, celui avec lequel elle est en train de jouer en ce moment même. l'acier qui caresse ta joue, tu peux voir la noirceur au fond de ses yeux et l'excitation que le pouvoir lui procure. ça te fait grimacer doucement quand elle appuie avec vigueur sur tes bijoux de famille, canon droit pointé sur ce que tu as de plus précieux. mais tu ne bouges pas, tu la laisses faire attendant avec impatience qu'elle veuille bien se pencher sur le reste de tes petits secrets. Il y a au moins quatre Crimson dans le lot, t'as jamais eu peur des représailles ? un ricanement t'échappes alors que tes doigts divaguent lentement sur son corps, que tes mains cherchent la fermeture éclair pour la descendre tout aussi lentement. jamais. que tu souffles contre sa nuque. tu n'as jamais eu peur de rien, et ce grâce à ta mère. certainement pas grâce à ta famille et le pouvoir qu'elle assoit sur la ville. tu n'as peur de rien parce que tu t'es toujours senti plus puissant que quiconque, et tu l'as toujours montré. Qu'est-ce que t'éprouves, au moment où tout s'éteint ? ton bassin est collé au sien et la femme se cambre contre toi, faisant monté ta pression intracrânienne. t'as envie de la retourner là tout de suite, la jeter sur le bureau et dévorer sauvagement ses reins. mais tu n'en fais rien, tu n'es plus roi ce soir, n'est-ce pas ? c'est un délice, le moment où je prend leur vie. c'est mieux que la drogue, mieux que le sexe. mais t'es trop fébrile pour argumenter sur la question, l'envie de coloniser son corps prend de plus en plus le dessus. la sirène t’entraîne de plus en plus dans les profondeurs. puis elle se retourne la belle, met un terme à tout tes fantasmes en réclamant de nouveau la couronne que tu lui avais promis. jusqu'à l'aube aviez vous dit ? un instant tu la toises, t'as les iris sombres. et voilà qu'elle balaye ce que tu lui as livrer comme s'il s'agissait d'une vulgaire série télé, comme si elle pouvait zapper sur une chaîne plus intéressante. t'as la mâchoire qui se crispe malgré toi.  Je n'ai rien appris si ce n'est que t'es un bel enfoiré et un criminel, sans doute père trois fois ... C'est pas la routine, dans un gang ? Tous les Crismon peuvent en faire autant. un rire mauvais t'échappe, un rire qui tord ton visage et change ton masque de poupon inoffensif. t'as les traits marqués tout d'un coup. un Capulet comparait à un vulgaire Crimson. t'as une envie soudaine de lui cracher au visage, mais elle ne t'en laisse pas le temps. la voilà qui continue son petit manège. Qu'est-ce que t'as vraiment dans le ventre, Silas ? Qu'est-ce qui fait de toi plus qu'un Capulet ? soudainement le lion n'a plus envie de jouer. le lion veut récupérer sa couronne et remettre le gibier à la place qui lui revient. le lion veut rugir, montrer les crocs et tout déchiqueter sur son passage. d'ailleurs tu montres tes dents d'un blanc immaculé, un large sourire se dessine sur tes lèvres. tu t'approches d'elle, véritable prédateur en manque de sang. ton corps se colle contre le siens et tu l'accules de force contre le bureau. tu me prends pour une putain de Crimson ?! ou un de ces connards de Montaigu ?! que tu siffles, tes yeux rivés dans les siens. elle cherche la noirceur qui se cache en toi, elle titille pour faire sortir la partie caché de l'iceberg. la douleur elle ne connait pas, c'est ce qu'elle t'a signifiait et ce que tu n'es pas prêt d'oublier. alors comment vit-elle la frustration ? tes deux mains plaqué sur le bureau, ton bassin accroché au sien, qu'elle sente l'excitation qui t'habite, et qu'elle se rende compte que ce n'est pas à elle que tu la dois. t'as le flingue entre tes doigts serrés maintenant, l'index sur la gâchette alors que c'est à ton tour de le faire glisser sur sa douce peau. canon contre sa jugulaire, qui remonte sous sa mâchoire, vient caresser tendrement ses lèvres alors que le cliquetis du cran de sécurité se fait entendre. j'suis le plus dangereux des Capulet, Scarlett... nouveau sifflement, alors que tes yeux sont rivés sur sa bouche. l'acier glisse toujours contre ses lèvres, tu forces un peu l'entrée de sa grande gueule juste pour que le métal froid rencontre ses dents. parce que j'ai rien à perdre, moi. parce que je m'en fou de tout ça. j'en au rien à foutre de toutes les photos que t'as pu prendre... et j'en ai rien à foutre de toi. mensonge. le plus dangereux et surement aussi le plus instable. tes dents claquent presque de rage et tu l'attrapes par les cheveux pour la traîner de force hors de ton bureau. tu dégages maintenant. tu ne cris pas, c'est un ordre des plus logiques. tu tires un peu plus fort pour l'emmener jusqu'à l'entrée de ton loft, tu poses le flingue sur le premier meuble qui passe, la porte tu l'ouvres à la volée avant de la jeter dehors violemment. t'aurai du savoir que j'étais mauvais joueur. que tu lâches un fin sourire en coin avant de faire claquer la porte. t'es à bout de souffle, mais t'as le visage satisfait d'avoir mis fin à une partie qui reprendra de plus belle.
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bang bang
. ✦ ⊹ Sam 21 Oct - 13:58 ⊹ ✦ .
Elle pousse les gens à bout, Scarlett. Plus qu'un talent, c'est un besoin pressant de comprendre, de s'abreuver de tout ce qui fait mal, des ténèbres et des zones d'ombres que les gens normaux fuient ou prétendent ne jamais distinguer. Elle, elle les cherche, s'en nourrit, leur offre la lumière et s'amuse à détricoter ce que des siècles d'hypocrisie sucrée ont construit sur les chairs et les os autrefois dépouillés. Ses opales brillantes, dopées à la violence, s'accrochent durement au visage du Capulet pour se repaître comme une camée de sa métamorphose. L'homme s'efface derrière la bête, littéralement. Ses traits de chérubin innocent mutent pour revêtir une dureté carnivore, un tranchant cruel et même ses pupilles rétrécissent sensiblement, affamées du sang qu'elle imagine pulser violemment contre sa carotide, juste contre son cou. Scarlett, elle est à deux doigts de laisser la pulpe de ses doigts flirter contre sa nuque lorsque ses courbes heurtent le bureau et que la silhouette du Capulet vient cogner sa peau. "Techniquement ... c'est la même chose." Elle se fout joyeusement de sa gueule, attrape sa main de force pour le guider plus loin dans les abysses. Les Montaigu sont des Crimson après tout, non ? Elle s'amuse à déchiffrer son visage déformé par la rage, plus excitée qu'intimidée par la découverte du monde à l'intérieur. Scar, elle hait la normalité. Parce qu'elle ne l'a jamais connue, parce qu'elle lui semble inatteignable et surtout ... parce qu'elle conduit à cette forme de sérénité, de félicité qu'elle est incapable d'appréhender. Et elle s'en moque. Succube par excellence, elle ne veut pas aller mieux, elle rêve que le reste du monde sombre avec elle, toujours plus bas. Et Silas, il est déjà en bas, derrière ses allures de salaud auquel on pardonne, sa blondeur angélique et ses larges sourires affables, trop pour ne pas se montrer un peu inquiétants.
Un vague sourire impertinent flottant sur ses pulpeuses, Scarlett se laisse manipuler, poupée faussement inoffensive. Silas l'encadre, plaque ses reins contre les siens et elle sent son érection douloureuse contre son bas-ventre, qui s'ouvre comme une fleur face à sa montée de violence, plus puissant encore que les endorphines qui propulsent au septième ciel. Scar, souffle court, épiderme à vif, fébrile, elle suit sagement son manège et observe son oeuvre. L'éclat de l'acier attire son regard et elle le défie de ses opales immenses, assombries d'une sempiternelle lueur de défi. Vas-y, porte tes couilles. Fais-le. murmurent-elles tout en sachant que ce moment n'arrivera pas. Pas comme ça, pas si vite, pas tant qu'elle attise son intérêt et alimente le brasier de la folie au creux de ses reins. L'arme coule sur sa peau à vif, érotique, jusqu'à forcer l'entrée de ses lèvres. Scar, elle ne quitte pas Silas des yeux, entrouvre davantage la bouche, fait disparaître la menace de ses dents et enfonce un peu plus le canon entre ses lèvres sans quitter le Capulet de ses prunelles fiévreuses qui le baisent quand son corps n'esquisse aucun geste en sa direction. L'arme devient un prolongement phallique avec qui mimer ce qu'elle lui refuse dans un spectacle lascif, provocateur. Indécente, elle taille une pipe à l'arme supposée lui arracher l'arrière du crâne, sans oublier tout à fait la menace de Silas. Le plus dangereux des Capulet. C'est ce qu'elle désire, ardemment. Dérober la soeur d'un réel nemesis, affronter le pire, le diable aux habits angéliques par qui arrivera la chute de sa famille.
Rien n'était prévu et pourtant ... tout se met en place. Logiquement. L'arme quitte la chaleur confortable de sa bouche et elle sourit, languide, en écoutant l'enfant gâté affirmer n'avoir rien à perdre. Elle se marre, Scarlett, logiquement. Elle, elle n'a rien à perdre. Lui ? Il est au sommet, il ne peut que chuter et siéger sur un trône en feu. "Tu as tout à perdre au contraire ..." Peut-être qu'il s'en fiche réellement et le constat lui plaît : il est baisé. Et ce constat qui devrait lui intimer davantage de prudence, gestes feutrés et sourires velours, l'électrise plus encore que la rage qui déforme ses traits lorsqu'il  lui rappelle qu'il s'en fout d'elle. La belle arque un sourcil moqueur. Tu parles d'une surprise. Elle n'a pas la prétention inverse, il y a quelque heures, ne lui proposait-il pas le plus tranquillement du monde du fric pour trémousser son joli cul rebondi sous ses yeux ? Pour son bon plaisir ? Alors elle se doute parfaitement de la place qui est la sienne dans sa petite cervelle étriquée Et puis le roi tape du pied, comme un gosse capricieux : il arrache sa couronne de force et traîne la courtisane à la rue, qui ne se débat pas. L'entaille au couteau est là, elle n'aura plus qu'à l'écarter la prochaine fois. Puis la suivante. Silas, il a le détonateur juste à côté du coeur et une fois effleuré, Scar n'envisage pas une seule seconde de l'abandonner. "T'es qu'un môme sans envergure Silas ..." souffle-t-elle alors qu'il la force à suivre ses pas hâtifs. "Handicapé par un ego hypertrophié facile à atteindre." C'est ce qu'elle balance sans le regarder, occupée à préserver sa crinière de lionne dans l'exercice tandis que ses griffes acérées pénètrent la chair à sa portée, jusqu'au sang. Elle plante ses ongles dans la peau à découvert de son bras, s'accroche férocement, tant pour ne pas se laisser distancer que pour lui faire mal, de cette douleur qui lui échappe toujours plus.
Jetée dehors, loin du château scintillant, Scarlett se marre. Librement. Elle laisse éclater un rire goguenard, malveillant, consciente que si la guerre n'est pas encore lancée, elle a remporté la première bataille, décisive. Elle lui a arraché sa maîtrise de soi, son contrôle, ses nerfs un par un, coupant ses fils à l'aveugle, sans savoir qu'elle produirait un résultat aussi satisfaisant, qui fait poindre son coeur entre ses reins et battre de façon déraisonnée. Si le petit Prince est mauvais joueur, Scar elle, s'est promis de jouer à la loyale. Et c'est facile, quand le sentiment de victoire grise tous ses sens. Alors elle extirpe le papier de Silas entre ses doigts fébriles, tremblants, aux ongles maculés de gouttes d'un sang royal (le rouge Capulet) et laisse un sourire en coin irradier ses traits sensuels en lisant son écriture fine. "Un gosse." raille-t-elle à voix haute, seulement pour elle, en lisant le prix désiré par monsieur : sa culotte, comme un pré-adolescent de douze ans désireux d'enfoncer son visage dans les effluves féminines, interdites et secrètes. Lentement, comme si un public invisible restait suspendu à ses gestes, Scarlett fait glisser sa lingerie fine le long de ses jambes et vient accrocher le trophée pourpre à la poignée de la porte d'entrée. La belle cherche son rouge à lèvres dans sa pochette malmenée, l'extirpe dans une esquisse de triomphe et dessine à même la porte un "1 - 0" de toute beauté, avant de signer son oeuvre d'un baiser vermeil. Le goût de la victoire et du désir entremêlés dans un mélange sulfureux, elle s'évanouit dans la nuit pour rejoindre l'appartement de Lola, plus proche que le sien.
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